DesertFest @ Londres, du 29 Avril au 1 Mai 2016

Pour des raisons personnelles, l’édition de Berlin n’était pas d’actualité pour moi cette année. Du coup je me rabats sur Londres et ce n’est pas plus mal car cela va me permettre de jauger l’évolution de ce festival dans cette ville étant donné que j’avais pu en faire la première édition mais que depuis, Berlin et Londres se déroulent le même weekend. Ce qui est dommage d’ailleurs mais bon..
Déjà au niveau des salles, c’est un peu mieux car tout est centralisé sur quelques dizaines de mètres. Plus besoin de parcourir tout le boulevard pour voir les concerts au Purple Turtle (qui n’existe plus d’ailleurs).
On retrouve donc The Black Heart, cœur central du festival avec son impasse, son merchandising et son bar à très bonnes bières, et donc aussi cette toute petite salle assez sympathique (si on omet le fait que l’on n’y voit quasiment jamais rien).
The Underworld est lui aussi une bonne salle, mais trop bondée la plupart du temps et surtout avec un son extrêmement fort (et pas toujours au top non plus).
L’Electric Ballroom est donc une autre salle du festival, qu’il n’y avait pas lors de la première édition. Belle, assez grande, un peu dans l’esprit de l’Aeronef lillois j’ai envie de dire (même si ça fait bien des années que je n’y ai mis les pieds). Une salle où le son est toujours bon par contre.
Autre nouveau lieu qui n’officiera que le dimanche pour 4 concerts uniquement : le Koko. Énorme et belle salle, vraiment magnifique. Une sorte de théâtre. Assez luxueux en fait, hormis sur le choix de bières merdique.
Un bar, The Devonshire’s Arms propose également quelques concerts dans le cadre du festival, mais même pas besoin d’avoir un pass pour y accéder (Belle initiative). On est dans un pub typique, avec affiches de concerts au plafond (très fortement orientées goth-métal indus). Du coup on y passe du temps les yeux en l’air.

Voila donc pour situer un peu les différentes lieux de ce festival.
On y circule de l’une à l’autre très facilement en à peine quelques minutes. Les entrées sont facilitées, il faut par contre toujours tenter d’arriver de courtes minutes en avance pour être sur d’entrer et de trouver sa bonne place. Je sais que certains n’ont pu rentrer pour Corrosion of Conformity par exemple.
De manière globale il y avait quand même beaucoup de monde. Parfois un peu trop pour moi mais c’est vrai que j’aime avoir mon espace et ma tranquillité (pourquoi vais-je alors en concert ? bonne question)
Ces salles se situent donc autour de la station de métro de Camden, haut lieu réputé pour son côté alternatif déjanté. Donc circuler à l’extérieur d’une salle à l’autre peut être parfois un peu chiant. Traverser les hordes de touristes, de pickpockets et de loustics en tous genres (oui Londres est particulier) est cocasse. Ou relou. Tout dépend si on est pressé ..
Et autre point un peu spécial aussi, mais on ne peut pas y faire grand chose, est que les salles sont très sombres, et à l’extérieur, en journée, c’est très clair. On ne cesse de passer de moments d’obscurité très sombre et d’autres en plein soleil. Les yeux mettent quelques minutes à s’adapter … et sur la longueur, oui ça peut être un poil dérangeant, mais on s’y accommode quoiqu’il arrive, vu qu’on n’a pas forcément le choix.
Et une petite remarque qui pourrait être bien à corriger : ça sent vite les chiottes dans la petite salle du Black Heart. Oui beaucoup de monde profite de ces toilettes plutôt nombreuses pour cet endroit, du coup à la fin du premier jour jusqu’à la fin du fest, on est prit par une odeur de chiottes lorsqu’on veut accéder à la salle. Faut avoir le cœur bien accroché parfois.

Pour l’organisation, rien à dire, très peu de retard, des feuilles avec les running-order distribués etc … Oui on peut toujours chagriner sur le fait que le running order initial n’était pas optimal pour comprendre le déroulement de sa journée (fallait faire le sien), ou bien des groupes qui ont intervertit leur passage. Je m’étais mal renseigné, cela ne m’a pas réellement impacté.

Les concerts commencent tôt dans l’après-midi (13H15-14H) et se terminent avant minuit. On arrive quand même à se faire de petites journées marathon, et de toutes façons, il y a beaucoup de bars et restaurant à moins de 200 mètres grand maximum. Les pauses sont donc toujours bienvenues, mais au final rares si on veut profiter du festival.

 

 

 

 

 

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Vendredi 29 Avril

 

Gurt (The Underworld)

Dès le début on sent les gens motivés et il y a du monde pour ce tout premier groupe.
Le son est merdique, la musique bien lourde et déjantée.
D’entrée de jeu, c’est parti, ça commence doucement mais bien.

Lower Slaughter (The Black Heart)

Le concert ne durera que trente minutes mais ce sera intense. Peut-être n’avaient-ils rien de plus à proposer (c’est un groupe assez jeune).
La chanteuse a une voix douce et mignonne….. quand elle parle entre les morceaux, sinon elle gueule assez bien pendant. Une sorte de phrasé hardcore assez spécial, comme si elle parlait en hurlant. Intéressant et assez bien foutu il faut l’avouer. A suivre, il y a du potentiel là.

The Grudge (The Underworld)

Une sensation de voir un groupe de bikers. Ça envoie, mais trop simple, trop rock stoner gentillet, rien de plus et ça me saoule au bout d’un morceau.

Bonnacons of Doom (The Black Heart)

Dans le genre original, ils ont certainement la palme du weekend. Au moins visuellement. De gros miroirs circulaires sur le crane, du coup on ne voit pas leur tête mais le public en mode « fish-eye » (imaginez les miroirs bombés).
Donc ça interpelle.
Ça commence avec une intro lente de 8 minutes, intéressant. Mais le son est bien trop fort, il y a beaucoup de monde, encore.
La musique est assez trippante .. Ce seront donc mes seuls souvenirs de ce moment.

Black Pussy (The Underworld)

Alors il faut rentrer dans leur trip, assez spécial. Du bon rock, inspiré, avec des petites mélodies à la guitares, avec un jeu au clavier assez déjanté dans son style. Très psyché 70’s et vraiment bon.
J’avais écouté sur le net avant de venir, ça ne m’avait pas interpellé plus que ça, mais en live ça prend tout son sens. Particulier, mais très bon. Un bon kiff, à suivre !
Une des bonnes surprises de ce festival pour ma part.

Guapo (The Black Heart)

Le monde se dissipe et la salle n’est pas bondée. Plutôt étonnant quand on connait la qualité du groupe.
C’est trippant, je rentre dans leur musique mais au bout d’une petite demi-heure je lâche et décroche. Et là ça ne sert plus à rien de rester.
Bon concert en tous cas.

C’est maintenant le bon moment pour faire une pause méritée avec un burger & cheese cake 🙂

Raging Speedhorn (The Underworld)

Là on est en terrain hardcore-métal. Alors oui, on peut se poser la question de la pertinence d’un tel groupe sur cette affiche. Mais au vu de l’affluence, de l’ambiance et des sourires de fin de concert, le groupe n’a pas volé sa place.
Car oui, ils étaient attendus. Les deux chanteurs sont bien remontés, et donnent à ce concert de beaux moments de folie. Ca envoie du lourd, toujours et encore. Le son est asses bon et l’énergie énorme. Sur scène et dans la fosse.Le public répond à fond, gros circle pit et tout le toutim. Le guitariste, sous ses airs de petit gringalet, balance de bons gros riffs et le tout fait que ce concert est juste énorme. Pas d’originalité, mais elle est compensée par l’efficacité.

Teeth Of The Sea (The Black Heart)

Le groupe a du retard. C’est un peu chiant car le running-order fait se chevaucher les passages des groupes. J’avoue avoir eu l’idée de partir. Et au final, la musique se lance. Enfin.
Sur album j’ai un souvenir d’un truc un peu planant et calme. Ce qui n’a pas du tout été le cas en live. On est dans une sorte de noise-industrielle vraiment très bonne. Il y a de la trompette, un guitariste qui est une sorte d’allemand blondinet-gringalet à moustache (que l’on retrouvera plus tard en tant que spectateur sur pas mal de concert pendant les 3 jours du fest, avec un look pareil, impossible de l’oublier). En bref, j’ai vu 4 longs morceaux qui étaient tous excellents, et qui m’ont conforté dans l’idée d’aller un peu plus explorer ce groupe et surtout tenter de les revoir en live.
Gros concert. Que je quitte à regret mais il y a d’autres trucs à aller voir.

Rotor (The Underworld)

Les allemands ont déjà commencé leur set. C’est efficace, carré, c’est une valeur sûre.
Ce ne sont pas des petits jeunes. Certes, on n’avait que trop peu entendu parler d’eux récemment, mais le talent est bien là depuis une bonne paire d’années et les albums sont juste énormes. Tout comme la prestation. Mais je dois bien avouer que concernant le groupe, je n’ai pas de surprise particulière. « Juste » un set très bien foutu avec d’excellents morceaux. Finalement pas si fréquent que ça en fait 🙂

Corrosion Of Conformity (The Electric Ballroom)

Un bon gros concert. « Enfin! » j’ai envie de dire, car oui CoC est passé au 1er DesertFest londonien mais sans Pepper Keenan, et du coup le groupe est complètement différent (Sans Pepper, cela n’avait clairement pas rempli l’Underworld .. c’est dire)
Avec son retour dans le groupe, c’est le come-back de CoC version stoner-rock. La période de leur carrière qui a fonctionné le mieux et qui musicalement me correspond le plus.
Alors là, la salle est bien évidemment pleine à craquer, certaines personnes se font même refouler à l’entrée pour cause de surplus (et sont donc obligés d’aller voir JK Flesh, que j’aurai bien aimé voir aussi mais bon .. ).
Énormément de gens, beaucoup de mecs bourrés aussi, un sol-parquet ultra collant à force de voir les bières y terminer leur vie. A tel point qu’à certains moments on se demande si on arrivera à décoller sa chaussure. Jamais vu ça.
Bref, Pepper est bien souriant, le concert est rempli de groove et d’excellents morceaux bien entendu. Un véritable plaisir, avec une ambiance au beau fixe. Une tête d’affiche indéniable qui a su tenir son rang.
Le rappel de 15 min en version « dubisante » était dispensable, mais passer quelques minutes supplémentaires avec le groupe est juste un plaisir alors pourquoi se le refuser ?

Samedi 30 Avril

 

Bong Cauldron (The Underworld)

Tout de suite, constat : le groupe joue fort. Trop trop fort. Musicalement c’est sympathique mais rien de vraiment génial à retenir, pas d’originalité.
Il y a déjà énormément de monde à cette heure là. Impressionnant.

Poseidon (The Black Heart)

Très rapidement, on se rend compte qu’il n’y a pas grand chose de marquant. Ça joue fort là aussi, c’est lourd mais il manque quelque chose.
Ça vrombit beaucoup mais il « manque quelque chose ». Tout balancer au max et jouer à fond ne suffit pas. Dommage.

Monomyth (Electric Ballroom)

Là c’est un autre niveau. J’en vois 3 morceaux, de dix minutes chacun. Bien trippant, c’est planant, tranquille. Le son est très bon, on voyage et on resterait bien tout le set, mais le problème est que les groupes s’enchaînent et si on veut aller découvrir des trucs, faut parfois faire l’impasse sur les concerts en entier. Excellent concert dans de très bonnes conditions (cette salle est assez top). Une des très bonnes surprises du weekend.

Telepathy (The Black Heart)

Une sorte de post-métal. Rien d’original (une fois de plus :(), c’est « sympa », c’est tout. Quelques parties un peu style « black » mais pas un groupe qui ne marquera. Intéressant à voir tout de même, rien de plus.

Conan (Electric Ballroom)

Que dire qui n’a pas déjà été dit ? Conan est une tuerie. En live c’est tout aussi bon. Comme d’habitude, grosse intensité, gros son.
Énormément de monde là aussi, dans cette grande salle, ça change des caves habituelles. Prestation sans surprise, mais on n’en attendait pas non plus. On voulait du Conan, on a eu ce qu’il fallait et c’est parfait comme ça.
Je commence à avoir l’habitude de les voir, mais je ne m’en lasse pas.

Slomatics (The Underworld)

Je connaissais un album (le premier ? ) mais finalement le rendu live ne me convainc pas. Le son est bien trop fort en plus, mais je trouve surtout ça … chiant. Une déception pour ma part, je ne reste que deux morceaux.

Truckfighters (Electric Ballroom)

Après cette déception, je dois aller me remotiver et quoi de mieux que deux morceaux de Truckfighters que j’ai pu voir d’innombrables fois et qui ne sont jamais décevants. Énormément d’énergie, et le set qui ressemble à tous les autres. Pour ceux qui aiment un plaisir. Pour les autres tant pis 🙂 Quelques problèmes de guitare à noter sur le premier morceau mais ça n’arrête pas le guitariste-jumper.
Je serais bien resté plus longtemps mais l’heure est aux découvertes.

Spider Kitten (The Black Heart)

Découverte live d’un groupe dont j’ai quelques réalisations depuis le premier DesertFest.
Bon décidément, ça doit être la journée, car là aussi j’arrive à m’emmerder rapidement. Je reste 3 morceaux, le temps d’une bonne bière et autant aller se placer ailleurs.

Monarch (The Underworld)

Le son est une fois de plus ultra fort dans cette salle. Pas évident d’apprécier quand on lutte… pas les bonnes conditions, mais à nouveau très bonne prestation. Je ne reste qu’une demi-heure pour ensuite chercher un peu de répit pour les oreilles avant d’enchaîner.

Pelican (Electric Ballroom)

J’ai beaucoup aimé le groupe par le passé. J’ai eu l’occasion de les voir plusieurs fois lors de très bons concerts. Ça fait quelques années que je n’ai pas suivi de près leurs réalisations, c’était une bonne occasion de revenir vers eux. Belle salle, belles lights, visuellement c’est assez efficace. Musicalement, j’ai plus envie qu’autre chose de trouver des critiques à faire. Et surtout, les passages calmes sont très bons, par contre les transitions avec les passages plus « bourrins » sont assez mauvaises, expédiées en 3 secondes. Je reste une bonne partie du show, et je suis tiraillé entre le plaisir d’être là et de les revoir, et la déception de me rendre compte que ce groupe que j’aimais beaucoup n’est juste plus pour moi. J’irai quand même écouter leur dernier album, mais je vais zapper le concert parisien que j’avais prévu d’aller voir dans quelques jours.

Vvovnds (The Devonshire’s Arms)

Visite de ce pub plutôt sympathique dans lequel je ne ferai que cet unique concert. Une sorte de powerviolence. Intéressant, surtout dans ce lieu. Le groupe assure, il y a des passages bien intéressants, même si ce n’est pas ma musique de prédilection .. L’ambiance est bonne et le concert passe bien trop vite.
Bon par contre, je ne sais pas du tout à quoi ressemblent les musiciens, ouais, on ne voit pas grand chose là-dedans…

Unearthly Trance (The Underworld)

J’arrive à voir un petit morceau de leur set. Il est vrai que je connais assez peu leur musique, mais il va falloir remédier à cela car j’ai trouvé ça très bon en live. Par contre assez peu de monde, assez rare sur ce fest pour être signalé. Étrange, surtout au vu de la qualité et de la réputation du groupe.
Dommage que je n’ai pu voir le concert en entier … A revoir prochainement.

Mantar (The Black Heart)

L’énigme Mantar. Oui énigme car je les ai vus au DesertFest de Berlin il y a 3 ans, il y avait peu de monde et c’était un concert énormissime.
Depuis, le groupe a cartonné, leur musique s’est révélée à tout le monde, et c’est un peu devenu LE groupe à écouter du moment. Tant mieux pour eux. Ils le méritent certainement, mais une « gloire » trop vite arrivée n’est jamais bonne non plus.
En tous cas, étrange de voir le festival programmer le groupe dans la plus petite salle du fest. Qui s’avère donc ultra-bondée. La sécurité doit même faire patienter de nombreuses personnes en attendant que des gens sortent.
Dans la salle, on ne voit rien. Ah si, j’ai vu la casquette et la tête du type quelques secondes… du coup, je trouve un spot pour m’asseoir, dans le seul mètre carré de dispo dans la salle, derrière un mur où on est sur de rien voir (mais pour ce que ça change .. ). Trop de monde, trop chaud, dur en fait d’apprécier le concert comme ça. Musicalement ? Je ne sais plus, je n’ai pas réussi à profiter du peu que j’ai vu, car oui, cette ambiance m’a saoulé, et il faudra donc les revoir. Ce qui ne va pas être un problème vu qu’ils sont programmés un peu partout prochainement. En tous cas un excellent groupe qui méritait quand même une meilleure salle pour que tout le monde puisse en profiter.

Bon, une seconde journée assez décevante comme vous avez pu le lire. Bien sur, il y a toujours les valeurs sûres qui relèvent le niveau, mais pour les « petits » groupes, peu m’ont convaincu. Cependant il y a eu de la surprise, et ça, c’est toujours bon à prendre et ça sauve donc la journée 🙂

Dimanche 1 Mai

Alors que l’on se doit de fêter le travail, c’est plutôt à coup de gros riffs et de bonnes ales que l’on va passer cette dernière journée de festival.

Dog Days (The Black Heart)

Un tel rock instrumental ne peut pas ne pas faire penser aux maîtres du genre que sont devenus Karma To Burn. Assez simpliste, des « morceaux », ça reste intéressant mais au final rien de spécial, d’autant qu’on n’arrive tout de même pas au niveau de KTB.

Witchsorrow (Electric Ballroom)

Les écoutes que j’avais pu en faire m’avaient convaincues. Et idem en live, sur cette magnifique scène, belle mise en lumière, parfait. Un peu trop grande pour ce groupe peut-être mais ce n’est pas grave.
Oui on est proche d’Electric Wizard. J’avais même noté « du Windhand mais avec une voix de mec ». C’est assez bon, efficace. Ici, il n’y a aucune originalité, mais ça ne choque pas vraiment, ce n’est pas un style où on cherche ça.
C’est doom, c’est efficace, bien foutu, que demande le peuple?

Ohhms (The Underworld)

Ceux qui ont vécu le concert s’en rappellent forcément. Le genre de groupe qui marque les esprits. Tout simplement.
Le chanteur est complètement halluciné. Comme s’il avait prit un cocktail de drogues avant le show et était en plein gros trip. Il danse tout le temps, bouge dans tous les sens à s’en arracher la tête du coup, tape dans ses mains sur les coups de grosse caisse etc… bref il est à 300% dans le concert. Et assure quand c’est à lui de chanter (d’où mes doutes sur la réelle prise de drogue).
C’est complètement original, niveau musical, lourd, agressif. J’arrive encore moins que d’habitude à mettre des mots sur cette musique. Le bassiste est bien remonté aussi, du coup c’est assez « dangereux » sur scène, plus que dans la foule (pour une fois).
Une bien belle révélation qu’il va falloir écouter et revoir en live, assurément. Même si c’est assez spécial, j’en conviens.

Bast (Electric Ballroom)

Dans cette énorme salle, une sensation de « peu » de monde, même si c’est déjà beaucoup pour un tel groupe.
Bonne prestation toute en lourdeur, parfois des passages un peu plus speed, un peu « black ».
Première fois que je les vois en live, j’aime bien sur album. Pas déçu mais il est vrai que je préférerais les revoir dans une petite salle et mon avis serait certainement plus enthousiaste.

The Moth (The Black Heart)

Ce groupe m’a déjà largement convaincu voila longtemps. Initialement j’avais prévu de les zapper, mais par la force des choses, je me retrouve au premier rang de la petite salle.
Gros gros concert que voila. Même si la bassiste rencontre de bons problèmes dès le premier morceau (son ampli a grillé, tout simplement). Ça enchaîne vite et c’est du doom ultra efficace. Leur musique me parle complètement. Et ce qui est étrange c’est que niveau originalité là aussi c’est très discutable, mais lorsqu’un groupe fait de bons morceaux, ça se sent. Et quand ça trouve une résonance chez quelqu’un, ça ne s’explique pas plus que ça.
Un bon gros kiff sur ce « petit » groupe qui assure vraiment en live. Le batteur qui donne tout, les zicos qui déchirent, les amplis qui pètent on n’en a pas besoin de plus pour ressortir de là avec la patate.

Necro Deathmort (Electric Ballroom)

Groupe que j’apprécie tout particulièrement. Je me faisais une joie de les revoir en live.
Il est vrai que la scène est bien grande pour les deux mecs concentrés sur la table où sont leurs machines. Mais ça donne un joli visuel, qui fait penser à un show électro avec DJ 🙂
Un gros trip ambiant-industriel. Je m’assoie et tombe dans ce que j’appellerai un « coma musical ». Un voyage musical.
Excellent. A revoir vite.

Stinking Lizaveta (The Underworld)

Ayant vu le groupe à Paris quelques jours auparavant, je vais voir la fin du concert (bon en fait je pensais y voir la fin du Dÿse que j’aime beaucoup aussi, mais le planning a changé sans que je ne sois au courant).
Même impression qu’à Paris, ça tient bien en place en live, bons zicos. J’en vois à peine deux morceaux, mais à la vue de la réaction du public à la fin du concert, tout le monde a vraiment bien kiffé. Content pour eux, ils le méritent vraiment. Le guitariste qui dira un truc du genre « Thank you, this happens only once in a lifetime ». Je trouve ça beau et touchant.

Oranssi Pazuzu (Electric Ballroom)

Vu que j’en entends parler depuis un certain temps et toujours en bien, je me décide donc d’aller voir ce groupe dans les meilleures conditions possibles.
Difficile de donner un avis là-dessus, voire même des commentaires. Il y a tellement de choses différentes dans cette musique. Certains passages sont justes énormissimes, très beaux et bien foutus. D’autres un peu plus longs, presque chiants. Le tout fait quelque chose sur lequel j’ai même du mal à donner mon avis, autre que j’ai passé un moment « intéressant ». Ai-je aimé ? Ai-je trouvé ça long ? Ai-je « compris » ?
Va vraiment falloir que je me penche plus longuement sur les albums avant de les revoir et je suis sûr que ça me convaincra plus facilement. Car oui, pas facile d’accès, là tout le monde est d’accord je suis sûr 🙂

Electric Wizard (The Koko)

J’ai pu adorer certains concerts du Wizard, ou ne pas du tout aimer d’autres. Mais je voulais surtout découvrir cette salle mythique. Car je n’y avais pas encore mis les pieds, et c’était pour moi la seule occasion du weekend.
Effectivement, un magnifique théâtre. Un peu luxueux. Où il n’y a que des bières de merde, malheureusement. En tous cas ça ne joue pas fort (pour une fois ce weekend).
Le groupe commence très fort avec des classiques en veux-tu en voila. De même que pour le film en arrière plan, on arrive directement au cœur du sujet. Des femmes nues, de l’occulte, du sang, des scènes étranges etc…
Bref, le groupe se la joue un peu direct. C’est assez bon, mais il est vrai que voir ce groupe dans cette salle, il y a comme quelque chose qui « cloche ». On voudrait une ambiance plus salle, plus intime aussi (la plupart des gens, notamment en gradins, sont complètement stoïques, comme s’ils venaient là pour découvrir plutôt que pour apprécier un groupe phare du genre).
Je ne reste que quelques morceaux, histoire de pouvoir traverser tout le boulevard et arriver en avance pour le dernier groupe du jour.

Godflesh (Electric Ballroom)

Je ne sais plus quoi dire sur Godflesh en live. En mode duo ce jour, ils jouent quelques bons titres du dernier album. Mais le son ne me convainc pas du tout. La guitare est très en retrait, ce qui fait qu’on entend surtout la grosse caisse du sample de batterie et le bassiste. Au revoir toutes les subtilités des morceaux donc. C’est fort (personne n’en doutais avec ce groupe de toutes façons). Content de les voir, mais une nouvelle fois une setlist qui ne me correspond pas, mais je perds complètement espoir à voir une setlist qui me plaira à 100%.
Une bonne heure de concert, pas trop de monde au final (car oui la présence du groupe dénote un peu avec le festival quand même) ..
Un bon concert, qui plaira au public, assurément, mais à la sortie duquel j’essaie de me promettre de ne pas aller les revoir sous-peu, car je dis toujours la même chose à la fin de chaque concert, même quand le concert n’est pas trop mal ..
Et voila, trois jours de festival sont déjà passés, c’est quand même relativement rapide.
Je tiens à remercier toutes les bonnes bières ou ales qui ont atterri dans ma main. Le choix était assez vaste et intéressant, et ça fait rudement plaisir.
Au niveau des concerts, il y a eu un peu de tout, de l’excellent, de la confirmation, quelques révélations et surprises et quelques déceptions aussi. Tout ne peut pas être parfait, surtout quand on décide d’aller un peu plus à la découverte plutôt que d’aller voir pour une énième fois tel ou tel groupe.
En tous cas bonne organisation, bonnes salles, même si le son est majoritairement bien plus fort qu’en France.
Ce festival propose maintenant des styles musicaux plutôt variés. Je pense qu’il faut s’en réjouir. De toutes façons, si on reste dans le stoner-doom, on a vite fait le tour des groupes. Enfin bon, je n’aurai pas craché sur quelques bons groupes de stoner en plus.
Je tiens quand même à insister qu’au niveau ambiance Berlin correspond beaucoup mieux à ce que j’attends d’un festival de stoner-doom. Par contre oui, l’affiche de Londres est tout de même plus alléchante.
Ça va être dur de faire un choix l’année prochaine. Mais d’ici là il y a Anvers qui nous attend en Octobre, ou éventuellement le tout nouveau, à Athènes, qui semble bien prometteur.

 

 

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