Biohazard + Madball + Downset @ Trabendo (Paris), le 12 Aout 2013

Affiche de rêve, rêve de gosse, groupes hallucinants, la soirée est très prometteuse sur le papier …

3 groupes. Et quels groupes. Tout simplement les références dans leur domaine, associés sur cette affiche inratable.

Le public répond présent en masse, en plein mois d’Aout, ça fait assez plaisir à voir. Ce n’est pas archi complet, du coup on peut circuler librement mais l’ambiance sera bien là quand il faut également. Bref tout le monde est content.

DOWNSET

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Ca commence par du lourd. Je pourrais faire une thèse sur Downset étant donné que je suis un grand fan du groupe.
Comment résister aux assauts de « Do We Speak A Dead Language ? » en 1996 ?
Sérieusement, impossible. Et 17 ans plus tard, dès l’intro du disque, les frissons ressortent et une rage interne a envie d’éclater et c’est ainsi durant tout l’album.

Donc c’est avec grande impatience que je voulais voir le groupe en live, l’occasion ne s’étant jamais présentée jusque là. Des sources m’informent que le chanteur à changé etc … il est vrai que je ne m’étais jamais intéressé au côté humain du groupe. Pour moi c’était la musique et c’est tout.

Bref, le concert démarre sur l’intro de l’album, et enchaîne bien entendu sur le cultissime « Empower ». Là c’est un peu le drame. Le nouveau chanteur n’a aucune patate. Alors oui il a l’air assez sympathique, mais en fait c’est un très mauvais choix pour remplacer son prédécesseur. Si cela avait été un remplacement d’un roadie pour une cause de maladie ou autre, on aurait eu une certaine indulgence quant à cette prestation. Mais vu que c’est le chanteur officiel du groupe, je me permets de balancer. Car il n’a aucune réelle rage en lui, puissance ou envie d’en découdre. Le groupe n’aurait pas du continuer sans son chanteur culte.
Cependant cela fait toujours plaisir d’entendre ces purs riffs, ces morceaux cultes les uns après les autres, mais la voix est difficilement supportable pour le fan ..

Donc une semi-déception. Le son quant à lui est plutôt correct. Très brut, mais une certaine flanger sur une des guitares me dérange (si je me souviens bien c’était sur ce groupe … )

MADBALL

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Le poids lourd Madball est dans la place.

Toujours efficace, toujours puissant, le public répond au quart de tour et c’est 50 grosses minutes de plaisir, sans fioriture, sans surprise non plus. L’avantage de ce groupe c’est qu’on sait à quoi s’attendre et qu’ils ne font jamais de fausse note. On s’attend à du lourd, ils balancent du lourd, le public répond, le groupe est heureux … what else ?

BIOHAZARD

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Une certaine partie du public a déserté la salle qui s’est donc un peu vidée (surtout le fond d’ailleurs). Surprenant.
Le groupe avait rempli un Nouveau Casino l’année dernière pratiquement à la même date, concert qui est devenu tout simplement culte vu l’intensité qu’il y avait (trouvez le bootleg dispo sur le net, ça en vaut l’écoute en boucle 😉 )

Bien content de revoir le groupe dans une moyenne salle, ils savent eux aussi donner tout ce qu’ils ont. Le concert commence avec quelques vieilleries bien senties. Les rares nouveaux morceaux tiennent la route, et c’est engageant, un peu de la folie dans le pit, bref tout le monde prend son pied.

Le groupe a vraiment gagné en rage avec le départ d’Evan Seinfield. Plus sobre, plus terre-à-terre, proche de ses fans, ils savent qu’ils doivent tout donner et n’hésitent pas. Du coup les concerts sont intenses, directs, bons. Le son l’est tout autant. Direct, brut aussi ..

Un bien bon moment avec toujours ce plaisir d’entendre ces classiques.

L’affiche énorme mais des groupes qui ne laissent pas de place à la surprise. Quand bien même, c’en est l’avantage, on sait que c’est du lourd avant d’y être. Downset déçoit avec son nouveau chanteur inutile, mais un terrible plaisir d’entendre ces morceaux en live quand même, Madball qui assure comme il se doit. Terrible d’efficacité. Biohazard achève les survivants avec son énergie, ses hits, sa rage.

Bref une soirée qui fait du bien dans cette moiteur de mois d’Aout parisien.

De telles affiches, on en reprend quand vous voulez messieurs les organisateurs !