Metamorphosis Solo Tour 2026 – From Punky Brüster to The Moth
Une soirée pas comme les autres.
Devin Townsend vient se produire au Bataclan.
Déjà, la salle a son historique tragique, celui pour lequel certaines personnes ne veulent plus y mettre un pied, quel que soit le concert proposé.
Ce que je peux comprendre pour ceux qui ont vécu le fameux évènement. Ce que j’ai plus de mal à assimiler pour qui l’a vécu de loin.
Cependant la salle est bien remplie. Que des places assises ce soir.
Je pense que pas mal de personnes ne savaient pas trop à quoi s’attendre en venant. Les remarques ont été nombreuses.
Donc:
OUI Devin Towsend est seul sur scène, du début à la fin.
OUI c’est un set totalement acoustique
OUI c’est une sorte de one man show. Quand on connait l’humour du divin Devin, on n’est pas spécialement surpris.
OUI en voyant le nom de la tournée, ça pouvait donner quelques indications à tout cela.
OUI si tu ne comprends pas 2 mots d’anglais t’es un peu foutu.
OUI il n’y a aucune première partie.
Le show se déroule en 2 sets d’une heure.
Derrière DT, il y a un peu de matos, qui ne sert strictement à rien. DT aura la même guitare du début à la fin. Allez, plus précisément, il balancera une grosse réverb de temps à autre, un son plus électrique sur un ou deux morceaux. Mais toujours la même guitare.
Voilà tout est dit.
Mais ce ne sont que des détails, le principal reste ce « spectacle » plus que concert d’ailleurs.
Devin raconte la genèse de chaque album de sa carrière. Et qui connait Devin sait qu’il y en a pléthores.
Les débuts, la galère à tous niveaux.
« Ocean Machine » qui est dans sa tête bien tôt, bien plus tôt qu’il n’est sorti. Mais personne n’était intéressé pour le sortir.
Les anecdotes sont multiples. La tournée avec Steve Vai (période Sex & Religion bien entendu), avec le retour à la plonge d’un restaurant au retour de la tournée ..
Le premier album de Punky Brüster puis SYL qui ne se vend qu’à quelques exemplaires au début.
Puis arrive City, et l’explosion commence. (Personnellement je suis archi fan de City qui est dans le top 3 de mes albums préf, si ce n’est le TOP 1 d’ailleurs .. )
Puis Devin se livre sur sa quête de reconnaissance, son égo qui en veut toujours plus etc etc …
Il nous fait part de l’état émotionnel qui est le sien pour l’élaboration de chaque album.
Ses addictions, la drogue etc … puis vient la famille.
La colère, l’amour qui se combattent perpétuellement etc…
Il parle de tout cela de manière hyper fluide. C’est très simple à comprendre. Cependant il faut un minimum de compréhension d’anglais, ce qui n’est pas le cas de tout le monde dans la salle non plus.
Pour chaque album il choisit un morceau pour lequel il en joue un passage plus ou moins long.
Et à chaque fois c’est merveilleux d’entendre cette réadaptation acoustique. Un magicien de la musique.
Des morceaux qui restent percutants.
Une voix hors du commun. Il passe des hurlements à une voix claire et douce en un claquement de doigts.
Donc c’est merveilleux à bien des niveaux. Musicalement, acoustiquement, vocalement. Et en amusement, car on se marre beaucoup de tous ses déboires.
Bien entendu la salle est ravie. C’est unique. C’était nécessaire. C’est magique. Et comme depuis bien longtemps, Devin Townsend est le roi et vive le Roi !
Et ça donne une grosse envie, encore et encore : se refaire toute la disco de Devin Townsend au sens large.



