Soldout. Quand on entend « Machine soldout », on sait qu’on va passer une soirée en mode sardine, avec accès compliqué à à peu près tout.
Escalier central bondé, où on ne peut qu’à peine passer (ce qui reste dangereux au possible). Je pense que celui-ci devrait être vide et ça irait bien mieux. Mais je comprends aussi qu’on y voit parfaitement une fois installé.
Et mode sardine il y a bien eu, surtout dès le 2eme groupe sur scène.
Zetra
Le duo est surélevé, petite mise en scène, maquillé, habillé.
Dans leur délire on dira.
Musicalement, j’ai pu adorer 2 EP, beaucoup moins le tout récent album.
Et en live alors ? Grosse déception.
Un son assez affreux, un rendu pas fou. On était assez proche du kitsch et/ou ridicule. Ces délires ne méritent pas d’approximation.
Alors oui leur côté parfois très très proche du son à la Type O se ressentait forcément. Accentué par des lights vertes comme il faut.
Mais au final, non non ça ne marche pas ce soir.
Et pourtant les EP que j’ai aimé sont vraiment de belles pépites avec d’excellents morceaux ! Recommandé sur EP donc !! Pour les live, on passera encore un peu notre chemin ..
Gost
J’avais adoré le groupe lors de la sortie de « Rites of Love and Reverence », un poil moins emballé par le dernier « Prophecy » et donc curieux de voir le rendu live de tout ceci.
Guitare et un mec aux samples. Y a que ça sur scène.
Et musicalement ça tabasse, c’est varié mais toujours ultra dynamique, pas le temps de s’ennuyer.
35 minutes de concert et puis voilà, une fin en eau de boudin, avec des lumières qui se rallument après deux minutes et l’incompréhension du public. Problème technique ? C’était voulu dès le départ ? Etc … étonnant donc, mais on en a eu assez, tellement c’est intense et on s’en prend plein les oreilles.
Au niveau des mirettes, un peu moins car aucune light hormis deux tubes neons derrière les deux compères et puis c’est tout. On ne verra donc jamais à quoi ils ressemblent… tout est dans l’ambiance.
On s’est bien fait matraquer la tête en tous cas. Content !
Health
« Vol. 4 :: Slaves of Fear » et « Rat Wars » sont quand même deux grosses pépites, de l’ordre de l’album culte à chaque fois.
Et première fois que je vois le groupe, c’est peu dire que j’attendais beaucoup de ce live.
Alors oui, voir autant de monde à ce concert est assez surprenant, ce n’est pas tous les groupes qui arrivent à remplir cette salle. Loin s’en faut. D’où sortent tous ces fans ? Tant mieux en tous cas. Et tant pis pour notre tranquillité et confort d’écoute car ouais, un bon gros mode sardine assez chiant quand même ..
Le rendu live? Je devrais probablement dire très bien. Presque énorme et génial. Il y a un « presque », que je ne saurai identifier. Le trop de monde ? Un son que je veux encore plus perfectible ?
Une setlist encore plus parfaite ?
Probablement tout cela, couplé à un temps de jeu plus conséquent, car à peine une heure de concert pour une tête d’affiche, ça fait léger dans ces conditions. Avec autant de contenu, avec autant d’autres morceaux que l’on aurait aimé entendre.
Par contre le trio se donne sur scène, enfin, surtout le bassiste/sampler qui a quand même réellement son utilité en live, si si. Le chanteur a voix si planante, qui va parfaitement avec le côté martial des morceaux… ce shoegaze metal industriel a tout pour me plaire.
A revoir donc ! Vite !