Trust @ La Maroquinerie (Paris), le 7 Novembre 2017

Cela faisait plusieurs mois que le groupe avait annoncé sa tournée Au Nom de la Rage, fêtant ainsi leurs 40 ans. De carrière.
Alors pour fêter ça comme il faut, ils se sont dit que faire 5 dates dans 5 salles différentes ce serait top. Bonne idée.
Je me suis donc jeté directement sur une place pour la Maroquinerie, excellente salle assez « intimiste » s’il en est.
Et plus on se rapprochait de la date, plus je rendais compte qu’en fait ce ne serait pas une tournée best-of malgré le fait que ce soit une tournée anniversaire. Etrange non ?
Mais c’est leur choix. Et en regardant leur setlist sur les précédentes dates, on y voit quasiment à chaque fois les mêmes morceaux. J’étais presque prêt à renoncer à y aller du coup.
Mais n’ayant jamais vu le groupe en live, et les conditions étant parfaites, je me disais que ça allait quand même être sympa.
Car je dois aussi dire que j’ai été un très grand fan de Trust il y a 28 ans de cela. Et je suis toujours autant fan de certains de ces vieux albums, notamment du gigantesque live « Répression dans l »Hexagone », magnifique best-of de cette période.
Bref, j’arrive dans la salle alors que le groupe a déjà joué deux morceaux. Tant pis … j’arrive quand bien même à me placer pour voir à peu près comme il faut.
Le son est très bon. Nono joue tranquillement, en faisant trop de mimiques et quelques pains. Le batteur est tout jeune, 21 ans si j’ai bien compris … et il les fait donc j’y crois assez, un vrai gamin à côté de ces soixantenaires. Il assure bien, on comprend facilement comment il a eu le poste. Le bassiste est David Jacob, qui était là à la fin des  90’s/début 2000 et le guitariste rythmique étant là depuis une dizaine d’années maintenant. Par contre c’est impressionnant d’entendre Bernie Bonvoisin avec sa voix si typique et inchangée. Juste parfait. Par contre son attitude, son affreux bob éternellement en place sont un peu pénible.
Alors la setlist n’était clairement pas idéale. Des nouveaux morceaux dont tout le monde s’en fout, issus d’un futur album, et des classiques qui sont juste énormes. L’élite, Préfabriqués, Instinct de mort et bien entendu l’incontournable Antisocial pendant lequel l’ambiance était vraiment énorme, il faut l’avouer.
Le public était d’une moyenne d’âge d’environ 50 ans … pour qui c’était LA sortie de l’année.
Sinon, content d’avoir vu ces légendes. C’est sur. Alors oui ça ne bouge pas beaucoup sur scène, mais en même temps il n’y a pas vraiment la place pour ça ..
Cependant, ça sonne vraiment Hard Rock à l’ancienne qui a pris un coup de mou. Bernie a dit pour conclure « ne perdez pas votre colère » etc … mais je pense qu’ils l’ont bien perdu eux. Ca manque de côté rock, de fureur etc..
Merde, quand on écoute, encore maintenant, l’ancien live, on est pris d’une envie de révolte, de tout casser etc .. là c’était sympathique, pas horrible, mais juste que le propos ne colle plus à la musique ou plutôt au groupe.
En tous cas les paroles restent, elles, toujours aussi pertinentes et d’actualité.