Coal Chamber @ Trabendo (Paris), le 18 Juin 2013

A quelques jours du Hellfest, Coal Chamber passe par Paris pour un concert que l’on attendait depuis de nombreuses années.

A l’annonce de la reformation du groupe pour quelques shows, on se laissait doucement rêver à voir le groupe en France.

La température estivale appelle à l’apéro, et bien malheureusement, c’est le groupe de première partie, Checkmate, qui en feront les frais.

Je ne rentre dans la salle qu’aux premières notes de la tête d’affiche.
Coal Chamber a été une révélation toute particulière pour moi lors de la sortie de leur premier album. J’ai toujours apprécié le groupe, et les trois opus qu’ils ont pu sortir sont tous simplement cultes.
Je pourrais faire une dissertation de deux ou trois pages sur le groupe, sur le « pourquoi » j’aime ce groupe, ce que je trouve particulier etc …

=> Je ne le ferai pas (manque de temps .. et d’envie).

Le groupe a par contre une sale réputation live.
Ils n’ont jamais été bons dans ce domaine, soit.

Etant grand fan du groupe, j’étais heureux d’apprendre leur retour pour au moins quelques concerts.
Cependant vu leur réputation, c’est plus par curiosité que je me rends dans la salle, me doutant d’une probable déception.

Le groupe est motivé, le petit chanteur assure relativement comme d’habitude, le guitariste est plus là pour donner un show que jouer réellement et la bassiste est le gros atout charme de l’ensemble.

Les morceaux s’enchainent, que des tubes bien sur. Le public répond présent, quelques pogos. Il faut dire qu’il y a un peu de monde alors que je m’attendais à un relatif flop.
Pour les vieux fans, il n’y a plus d’intérêt et les petits jeunes ne connaissent ce groupe que grace à Devildriver (comble).

Le son est assez brouillon, les musiciens prennent facilement leurs libertés sur les morceaux. Le guitariste et batteur s’affrontent à coup de crachats (même si le chanteur annonce que le groupe est heureux ensemble etc etc … )
Le batteur s’amuse à tenter de fracasser sa caisse claire à coup de baguettes rebondissantes …
Bref, ça s’enchaine, c’est plutôt pas mal mais plus par nostalgie qu’autre chose.
Nombreux sont les groupes bien plus intéressants scéniquement. Pas de doute là-dessus. Mais ça fait plaisir d’enfin les voir, d’entendre ces quelques morceaux live.

Au bout de cinquante minutes, le groupe part, on s’attend à des rappels mais les lumières se rallument et tout le monde se retrouve dehors.

Un scandale quand même. Ils avaient la liberté de faire ce qu’ils voulaient, et ne jouent que si peu. Manque de respect ? Foutage de gueule ?
Minimum syndical, c’est un peu abusé quand même.
Du coup à 21H45 on est dehors, c’est cool il fait encore beau, mais ceux qui ont payé leur place sont assez dégoutés, blasés par une telle attitude.
Pas sur qu’ils seront si bienvenus que ça pour une prochaine éventuelle date.

Un foutage de gueule ? Oui carrément.

Un plaisir coupable ? Oui aussi, que ça fait du bien d’entendre ces quelques morceaux lives.

Certes, un concert qui ne restera pas dans les mémoires, mais un bon moment bien trop court…