Motocultor @ Carhaix-Plouguier (France), du 13 au 16 Août 2026
Motocultor @ Carhaix-Plouguier (France), du 13 au 16 Août 2026

 

De retour pour ma deuxième fois en ces terres bretonnes.
La sécheresse exceptionnelle, les canicules répétées, et les Vieilles Charrues ayant eu lieu quelques semaines avant sur ces mêmes terres, font que de verdure jamais nous ne verrons.
Dès les premiers instants de festival, on a vraiment l’impression d’être à la dernière journée d’un festival habituel.
La poussière sera donc de mise. Tout le temps. Intensément. Le moindre pas faisant décoler un mini pan de poussière, les milliers de festivaliers et les pogos/circle pit/Wall of Death n’arrangeront rien, donnant à ce festival une ambiance visuellement sympathique, mais au niveau pulmonaire, un poil compliqué.

Petit point météo : un jeudi très chaud et éreintant. Annoncé 34 et ressenti 48. Les corps sont usés des canicules et d’un été intense.
Passé cette journée, le reste a été parfait. Tout simplement.

De petits désagréments donc, pour un grand festival qui a fait plaisir par son organisation, ses deux scènes sous tentes, ses deux mainstages comme l’année précédente, de multiples points de restauration tous plus attirants les uns que les autres (malgré des tarifs qui profitaient un peu trop).

Les avis qui vont suivre sont bien entendu altérés par des ressentis tout à fait personnels, l’ambiance, le taux d’alcool, la fatigue, l’état du moment. On peut essayer d’être objectif, mais c’est mission impossible et de toutes façons je préfère garder « mes » souvenirs de ce fest, chacun faisant le sien, bien entendu.
D’autant que tout cela est écrit quelques semaines plus tard.

Jeudi 13 Août

Première journée qui commence après 15h, pour laisser le monde arriver tranquillement.
C’est toujours une bonne idée. Ceux qui arrivent doivent s’organiser et se speeder, ceux qui sont arrivés la veille doivent reprendre leurs esprits. L’éclipse a été fêtée comme il se doit. Logique. Mais là ce sont les neurones qui se sont éclipsés. Pour 4 jours plein.

Fauxx (Bruce Dickinscène)

On commence le festival par un concert sous cette scène couverte. Et elle est magnifique, il faut bien le dire.
Le duo officie dans une sorte de metal dark noisy electro indus. Quoi qu’il en soit, le batteur est le centre de ces excellents morceaux. Carré, puissant et très clair. Parfait. Tout cela agrémenté de vocaux venus d’ailleurs, et nappes synthétiques et samples qui entourent ces rythmiques qui démarrent bien cette journée.
J’avais beaucoup aimé les deux albums du groupe, le dernier arrivant probablement à surpasser le premier et force est de constater que sur scène c’est une valeur sûre.
A revoir et à suivre de près.

Passage sur

200 Stab Wounds (Supositor Stage)

qui ne me convainc pas sur scène, sur une Main Stage. Pas forcément leur place et pas la meilleure mise en valeur de leur musique que j’avais pourtant apprécié sur album.

La journée étant vraiment caniculaire, ce n’est pas simple d’enchaîner et de faire des concerts en extérieur.
De loin, je suis donc

Sanguisugabogg (Supositor Stage)

Une fois de plus, sur une telle scène, pas le meilleur endroit. Et faut bien dire aussi que la hype autour du groupe est bien largement plus énorme que la qualité de leur musique en live. Autant il y a de bonnes choses dans leurs albums, autant les live sont de simples concerts sans vraiment rien de plus.

Kittie (Dave Mustage)

Autant le son n’est pas au top, autant je trouve les canadiennes très impliquées dans leur prestation.
On est un peu dans un instant nostalgie du néo des débuts 2000. Avec d’excellents morceaux, dont certains sont devenus de véritables tubes, le groupe envoie. Efficace, direct, mélodique.
Est-ce que ça plait aux néophytes ? Je ne saurai dire. Les connaisseurs sont en tous cas ravis de pouvoir les revoir dans de bonnes conditions (même si grosse scène en pleine journée… )

Un petit tour sur

Bloodbath (Supositor Stage)

qui pâtit lui aussi d’une grosse scène en pleine journée. Comment instaurer l’ambiance qu’ils méritent ? Toute la question est là. Du coup on n’arrive pas à accrocher et rester en plein cagnard.

Godsmack (Dave Mustage)

Voici donc venu un des gros groupes du festival.
Et, oui avec le coucher de soleil, les lights qui commencent à être efficaces, la mise en scène du groupe (la deuxième batterie qui arrive, le combat rythmique qui s’ensuit etc…), tout est là. Oui c’est cool, mais … la sauce ne prend pas.
Une fois de plus, Godsmack en live ce n’est pas la claque que l’on attend de voir.
Si on n’aime pas sur album, c’est clair qu’il faut passer son chemin. Si on aime sur album … on se rend compte que c’est beaucoup moins percutant en live.
Et pourtant ce n’est pas le niveau technique qui vient déranger les musiciens, leur musique étant relativement « simple » sans fioritures. Mais voilà, on attend à chaque fois que le niveau s’élève etc … mais au fur et à mesure des morceaux, on se rend bien compte que ce ne sera pas le cas, même avec les tubes.
Donc un concert honorable. Et c’est tout. Ce qui est faible au vu de l’ensemble des performances des groupes du festival dans leur ensemble.

Amenra (Massey Ferguscène)

J’avais pu voir le groupe maintes fois dans les années ’10, petites et moyennes salles. Soudain la gloire leur est tombée dessus. Ils en ont profité et j’ai lâché le groupe et leur musique à ce moment là. Sans véritable raison.
Ca fait du bien de les revoir là, sous la tente. Un concert dans d’assez bonnes conditions. Une tente très remplie en tous cas, c’est qu’ils sont attendus.
Le chanteur souvent dos au public ne l’est plus forcément systématiquement. Pas que je veuille voir sa tronche mais bon ..
Le public ne facilite pas l’implication personnelle nécessaire pour rentrer dans le trip musical. Et bon, c’est un festival, on ne peut trop leur en vouloir non plus. Mais ça papote, ça se balade etc…. alors que c’est plutôt une musique que l’on veut profiter « dans sa bulle ».
Bon concert en tous cas.

Primus (Dave Mustage)

Voilà donc un très gros morceau. Et comment leur musique déjantée va rendre sur scène, sur un festival metal, en tête d’affiche ?
Eh bien ma foi, ce fut excellent.
Un son énorme. Bien sûr la basse est très présente. Bien sûr la voix est déjantée. Les morceaux avec.
Masterclass tout simplement. Avec un excellent light show. Voilà bien un concert que j’aimerais revoir en salle tiens.
Très propre, très classe, fou. Et l’assistance est énorme. Tout le monde présent au festival doit être là ou presque.

Oomph! (Massey Ferguscène)

Pas facile de jouer tardivement.
Bon je balance direct : pire concert du fest, pire concert du groupe.
Je suis fan de ce groupe depuis … milieu des années 90 oui. Autant dire que je les ai suivi sur leurs différentes périodes.
Ouais le départ de Dero a fait un choc quand même. Le nouveau chanteur avait pourtant assuré, j’avais eu l’occasion de les voir déjà, et vocalement c’est en place, c’est un remplacement de chanteur qui en terme musical est validé. Certes.
Mais le charisme de Dero était quand même une grande partie du groupe. Et là, ce nouveau chanteur ne lui arrive pas à la cheville. C’est triste à constater.
Cependant, ce soir, plusieurs problématiques qui font qu’on en arrive à ce désastre (à mes yeux en tous cas).
Le groupe doit jouer sur un festival metal. Ca ne doit pas être leur public favori, le groupe étant plutôt habitué aux assistances gothiques et assimilés.
Leur musique est un poil en décalage, un peu trop pop et gentille ? Peut-être …
Mais ce n’est pas la seule chose. Le public est clairsemé. Bah ouais il est tard aussi.
Ok. Et le chanteur est à la rue. Ce qui fait que le concert est compliqué. Avec quelques problème techniques, dont un micro qui fait des siennes et finit par lâcher en plein morceau.
Voilà comment un concert peut se transformer en un long supplice, pour quelqu’un qui apprécie le groupe et probablement pour le groupe lui-même. Pas sûr qu’ils gardent un bon souvenir de cette soirée là.
Pas moi en tous cas.

Bonne première journée, assez light, ce n’était clairement pas un marathon.
Content d’avoir pu survivre à cette chaleur intense, les prochains jours étant prévus beaucoup plus supportables et normaux.

Vendredi 14 Août

Démarrage costaud

Cage Fight (Dave Mustage)

ne laisse personne de côté. Ca tabasse, c’est bien foutu, la frontgirl est stylée et surtout ultra efficace et impressionnante. Bonne découverte live d’un groupe que je ne connaissais pas.

Urne (Massey Ferguscène)

J’en vois une partie sur le côté et très peu connaisseur du groupe, j’arrive à entrer dans leur trip. Puissant efficace. Je ne pourrais en dire beaucoup plus. A creuser en tous cas.

Hellripper (Dave Mustage)

Un speed thrash black bien efficace. Le groupe fait penser, dans le visuel et dans l’esprit, au Metallica des débuts. Imparable. Et ça fait tellement plaisir de voir cette fougue, cette rage. Bonne exécution alors même qu’on est en plein jour.
A creuser et revoir dans de bonnes conditions et mise en valeur correcte. Bonne surprise.

Hrafngrimr (Bruce Dickinscène)

Totale découverte en direct pour ma part. On part sur un trip mystique, où les mots vont être compliqués ou nombreux pour tenter d’expliquer ce trip musical.
Français aux influences nordiques, folk pagan, multiples instruments, mise en valeur scénique etc …
Voilà un concert qui emmène en voyage. Sous la tente, c’est juste parfait.
Belle surprise.

Coroner (Supositor Stage)

Le groupe a fait son retour avec un excellent album. Certains, comme moi, ont découvert le groupe avec ce nouvel album (et les raisons sont obscures. Pourquoi n’avais-je jamais écouté ou accroché au groupe avant ça ? Je me pose encore la question).
Et ce live est donc très suivi. Il y a masse de monde. C’est très propre. C’est très carré. Comme ce que l’on pouvait espérer des suisses à vrai dire.
Pas mal de morceaux de leur dernier méfait. Parfait donc. Une belle heure de concert (ou presque) qui ne donne qu’une envie : aller revoir le groupe en salle lors de leur tournée qui arrive très prochainement dans notre contrée.
Ne les ratez pas, au bout d’un moment il sera véritablement trop tard. Je m’y mets déjà 30 ans après …

Lord Of The Lost (Dave Mustage)

Ah, voilà un groupe qui dénote sur l’affiche du Motoc. C’est loin d’être n’importe qui ! Les plus fins observateurs savent que le groupe est passé à l’Eurovision (représentant l’Allemagne). Rien que ça.
On est dans un glam rock goth indus. Pour faire court.
Groupe ultra travaillé, et qui doit travailler effictivement comme des fous. Depuis 2010, ils ont sorti un album par an. Tout simplement. Et depuis quelques années, leur popularité a explosé avec des albums vraiment qualitatifs. Leur succès est assez mérité, et pendant ce succès, ils ont réussi à sortir d’autres excellents albums.
Des stackanovistes du glam indus.
Mais en live ?
Première fois que je les vois, et j’ai été bluffé. Excellente prestation, et surtout excellent light-show alors même qu’on est sur une Main Stage en plein jour. Ils ont réussi à poser une ambiance, et leur dynamisme et professionalisme a fait le reste. Le public a bien répondu et cela en a fait un des gros concerts surprise.

Unleashed (Supositor Stage)

On passe ensuite avec ces légendes du death old-school et ils déroulent leur savoir faire, un peu trop tranquillement.
Bon concert sans plus.

Mass Hysteria (Dave Mustage)

Alors là, il y a masse de monde à ce concert. On a un peu l’impression que tout le festival est présent. Du coup, dès les premières notes, ça slamme de partout, de l’arrière, on aide on aide, on se retrouve dans le pit, bon ok, pour une fois je voulais éviter. Raté.
Et oui la poussière empêche quand même pas mal de respirer convenablement. C’est fou.
Grosse grosse ambiance. Positive attitude. Mais une setlist qui me laisse quand même largement sur ma faim pour cette fois.
Un des gros concerts du weekend, pour l’ambiance !

Emperor (Supositor Stage)

Dur d’enchaîner quelques secondes plus tard avec ce cultissime groupe de black. Et comment dire…. je me demande encore plusieurs semaines après ce que j’ai pensé de ce concert.
C’est net, c’est propre, ça joue. Oui mais. Oui mais y a aucune folie, aucun danger … difficile à dire, mais pour du black c’est très, trop propre. Et puis même si la nuit est tombée, ça reste une scène de plein air, et ce n’est pas l’idéal.
J’en vois la moitié. Je suis tiraillé car je veux voir Paradise Lost qui joue au même moment. Quel raté de l’organisation. Car la plupart des fans de l’un sont fans de l’autre aussi …
Toujours est-il que je suis content d’avoir pu voir cette moitié de concert, mais que ça ne reste pas inoubliable, et que je préfère cette perfection sur album.

Paradise Lost (Massey Ferguscène)

J’avais quitté le groupe il y a quelques années avec un concert au Trabendo qui m’avait clairement déçu à plusieurs niveaux.
Oui mais le groupe sait toujours se renouveler, changer un peu sa sauce.. et le dernier album est quand même pas mal du tout.
D’autant que le groupe joue sous la Massey. Alors je rate la moitié à cause d’Emperor …
J’arrive pour la reprise Smalltown Boy de Bronski Beat. Et je vois les 3 derniers morceaux. Et là, je suis impressionné par la prestation, gros son très propre qui envoie en pleine gueule tout simplement. Et qui me fait terriblement regretter de ne pas avoir été là depuis le début, et que le concert ne soit pas beaucoup plus long.
Très bon concert donc.

Master Boot Record (Bruce Dickinscène)

Disons le d’emblée. Concert du festival. Ou presque. Encore indécis au moment d’écrire ces lignes.
Mais que ça fait du bien de voir un concert de cette ampleur !
J’avais vu le groupe (ou le gars accompagné de ses musiciens), en 2019 au Gibus, et c’était d’un tout autre niveau.
J’ai suivi le groupe depuis ses débuts ou presque, et toujours accroché à ce délire. Très cool sur album … là en live, ce fut proche du génie.
En fond, des jeux vidéos d’un autre temps. Plaisir de geeks. Et il y en avait masse sous la Bruce Dick’scène.
Pendant plus d’une heure les morceaux défilent, ça shred à mort, ça kiffe via les jeux vidéos, et la synchro est assez cool.
Enorme concert, tous les gens présents se sont pris une claque et ce fut une prestation magistrale, tout simplement.
Bravo.
Merci.

Alcest (Massey Ferguscène)

Un petit tour sur Alcest, et la tente est bien remplie.
C’est propre c’est bien foutu, mais j’ai du mal à accrocher à ça, à ce moment de la soirée déjà avancée.
J’aime le groupe, sur album etc … mais pour apprécier en concert, ce n’est pas si simple, encore moins en festival. Je décroche assez rapidement malheureusement ..

Darkened Nocturn Slughtercult (Supositor Stage)

A ce moment-là, il est tard, il fait nuit, et la motivation a du mal à rester, mais la curiosité me fait encore son coup : allons-y voir ce que donne ce groupe dont je n’ai jamais entendu parler.
Très peu de monde devant cette Main Stage à ce moment là. Très très clairsemé.
Et pourtant sur scène, visuellement et musicalement, on est envouté par la musique du groupe.
Sans connaitre, ils arrivent à me happer et m’intéresser, ce qui n’est pas si simple au vu de l’originalité de ce qu’ils proposent.
Hallucinant, bravo à eux. Un concert bien cool ma foi, belle découverte.

Filth (Dave Mustage)

Je commence le concert, mais j’avoue que je ne tiens pas une seule minute. L’arrivée des gars, le son, m’a fait partir d’emblée. Pas ma came du tout, je ne peux pas apprécier ça, je passe mon tour.

Eiwhar (Bruce Dickinscène)

Allons donc voir ce groupe qui m’attire beaucoup plus sur le papier.
Et là, relative déception.
Une femme, avec sa tenue de scène, danse sur la musique du mec, derrière ses samples … et c’est tout.
Moi qui appréciait le dernier album et qui m’avait fait un délire dans ma tête à imaginer un groupe nombreux, proposant un voyage etc etc .. à la manière de Wardruna par exemple … là non. Le récit live de leur musique me laisse totalement froid et je prèfère même rapidement m’éclipser bien malgré moi.

Une belle journée malgré tout, avec les valeurs sûres, les surprises, et déceptions.
12H sur le site, quand même … ça en fait quelques concerts 😉

Samedi 15 Août

Arrivée tardive sur le festival, mais volontaire ..

Bruit< (Massey Ferguscène)

Je ne connais pas vraiment le groupe, et leur post-rock semble certes très bien foutu, mais malheureusement pas l’idéal pour démarrer une grosse journée au ciel bleu et soleil qui tabasse déjà pas mal. Je ne peux pas d’emblée tomber dans leur musique. Dommage pour moi.

Sidilarsen (Dave Mustage)

Enchainement avec ce groupe, que j’ai par la passé vraiment beaucoup apprécié.
Pour le coup, ce jour, dans ces conditions, je n’ai pas kiffé. Je suis passé totalement à côté, alors que je connais tous les morceaux, et que ce groupe en live a pour habitude de donner de très bonnes prestations. Oui mais pas pour moi ce jour. Dommage.

Hollow Jan (Massey Ferguscène)

J’erre dans le festival, et je vais à ce concert pour rejoindre des amis. Je ne connais absolument pas le groupe. Et force est de constater, qu’ils ont su me happer.
Il y a pas mal de monde dans la tente, le groupe a ses assistants qui filment les musiciens sur scène, le public etc … comme s’ils réalisaient un clip live en même temps. Ca peut être un poil gênant en vrai.
Les gars ont l’air hyper content d’être présents, et cette positivité se transmet au public. Ca joue bien et ça me surprend … va falloir que je creuse un peu ce groupe.
Très bon concert !

Mur (Massey Ferguscène)

Bon, j’attends… et plus j’attends le début du concert, plus je me dis que ça va être compliqué. Le chanteur ayant une guitare-synthé, je pensais que ça n’existait plus depuis la fin des années 80. Et ça me bloque. Dès les premiers instants du groupe, je n’arrive pas à entrer dedans et je sais que cet instrument va me bloquer. C’est très con, c’est ainsi.
Non mais ce n’est pas possible, faut être sérieux 5 Minutes les gars quand même. Merde.

Slift (Massey Ferguscène)

On ne peut plus parler de « valeur montante ». Là ils sont quasi au sommet, encensés de partout, et faut bien dire qu’ils ont encore livré un gros et bel album avec Fantasia, leur tout dernier album en date.
On pensait venir kiffer tranquillou ce concert et au final, on voit des slams un peu partout, un mignon ptit pogo etc … sous la poussière, comme d’habitude, bien entendu.
On ne s’attendait pas à une telle ambiance, et faut dire que ça a élevé le niveau de ce concert d’un cran.
Et ça se positionne comme concert marquant du fest. Directement. Encore une claque de ce groupe, mais on ne s’étonne même plus de cela.
A revoir très vite en salle, ne les ratez surtout pas !

Eisbrecher (Dave Mustage)

Etonnamment, le metal martial, mais teinté de pop de ce groupe, arrive encore à séduire les foules. Le charisme de son chanteur n’y étant pas pour rien.
Ca fait plusieurs fois que je vois le groupe, les ayant suivi depuis bien longtemps, mais leur explosion récente dans l’hexagone est quand même toujours surprenante pour moi.
Et le groupe le mérite, et sait jouer avec son public.
Bon concert, mais on est encore loin du niveau de l’Elysée Montmartre il y a quelques mois à peine.
Ach, ça fait du bien 🙂

Nevermore (Supositor Stage)

Gros gros morceau que j’attendais. Peut-être LE concert du festival que j’attendais.
Bon, je ne vais pas refaire toute l’histoire, mais son chanteur, Warrel Dane, est mort en 2017. Et jusqu’à il n’y a pas si longtemps que cela, on ne pensait pas pouvoir revoir ce groupe en live…
Jusqu’à voir une vidéo d’un gars, qui chante de manière hallucinante. Berzan Önen est un turc, au physique impressionnant, l’anti-thèse visuelle de Warrel, et pourtant copie-conforme vocal.
Alors, oui, ce fut un kiff du début à la fin. Entendre tous ces morceaux, entendre cette voix. Tout est parfait, on se prend du Nevermore en pleine gueule, et ça fait tellement de bien quand on connait chaque note, chaque riff, chaque parole (bon ça c’est plutôt en yaourt certes mais bon).
Un vrai plaisir, surtout pour les fans, il faut le dire. Est-ce que des gens peuvent être séduits à ce jour par leur musique ? Rien n’est moins sur. Mais toute personne de bon goût connait forcément le groupe et ses albums par coeur, y a rien à dire de plus.

Within Temptation (Dave Mustage)

Alors j’en ai vu les quelques premiers morceaux. J’étais assez bien positionné, mais le côté stoïque de la foule venue en masse, m’a un peu refroidi. J’aurai tellement voulu voir une belle ambiance, une communion face à cette musique enchanteresque que le groupe propose, et qui plait tant à ses fans.
Magnifique décorum, magnifique robe. Bonne prestation d’emblée.
Mais je décroche et je m’en veux, mais c’est ainsi et je dois m’éclipser bien malgré moi.

Sierra Veins (Massey Ferguscène)

Pour avoir vu Sierra quelques fois, je savais qu’on allait passer un bon moment.
Mais je ne savais pas que j’allais me faire surprendre à ce point. Gros gros concert, excellent à tous niveaux.
Là où je pouvais lui reprocher d’être un peu trop statique par le passé, avec manque de théâtralité scénique, tout ça … eh bien c’est comme si elle avait écouté les conseils (que je ne lui ai pourtant jamais dit)
Là ce fut juste parfait. Du début à la fin, on s’est pris les morceaux en pleine tête, et on en redemanderait encore et encore.
A cette heure de la nuit, c’est ce qu’il fallait pour réveiller et faire danser le public. Une heure de show, du son plein les oreilles, on a pris notre dose de light, de son, de kiff pour passer une belle nuit, assurément. A tel point qu’après ça je n’avais plus de courage pour continuer (il était certes 1H30) … ça m’a rincé.
Merci et bravo pour ce set qui est dans le top des concerts du festival !

Dimanche 16 Août

Internal Bleeding (Supositor Stage)

Je pensais que c’étaient des vétérans du Death et finalement, y a des gars dans la 30taine, ce qui me surprend assez car un des albums que j’avais beaucoup aimé date de ’97. Bon, le line-up a dû pas mal bouger, un des gars (batterie) étant même décédé en 2017 …
Bref, je n’ai pas retrouvé en live ce que j’appréciais chez eux … du coup je zappe assez rapidement. Une fois de plus, ce groupe sur la Main Stage sous cagnard, ça n’aide pas ..

Eyes (Massey Ferguscène)

Direction découverte totale de ce groupe en allant rejoindre des potes, et excellent concert ma foi. Possédé, le chanteur assure et impressionne.
Très bonne surprise, et j’aurai probablement l’occasion de les revoir en live d’ici fin d’année, je vais creuser un peu ça.

Modder (Bruce Dickinscène)

Sorte de post-metal instrumental, belge. Ca envoie du lourd, très lourd. Le bassiste est en mode bien énervé et harrangue la foule comme il faut.
J’avais découvert le groupe il y a quelques mois, et j’étais bien content de les voir annoncé sur cette affiche du Motoc, et ils ont fait forte impression pour leur premier concert sur territoire Français (mais la Bretagne est-elle en France ? 🙂 )
A suivre de près et à revoir dès que possible, ça c’est sur!

Red Sun Atacama (Bruce Dickinscène)

J’ai pris le concert en cours de route et je dois bien avouer que je ne suis pas entré dans le trip comme il eut fallu, donc je passe mon tour et zappe pour la suite.

Pain Magazine (Massey Ferguscène)

Des membres de Birds In Row, qui sont dans un projet étrange sorte de post punk … et c’est très bien foutu. J’avais bien aimé leur album et ce live confirme donc tout cela et demande donc qu’on s’y replonge et qu’on les revoie un de ces 4. Très bon concert.

Wormsand (Bruce Dickinscène)

Alors j’aime beaucoup ce groupe et ils font d’excellentes prestations lives. Et c’est une fois de plus le cas.
Par contre, je connais tous les morceaux par coeur, à force de les avoir vus et écoutés sur album.
Et j’aimerais un peu de nouveau son, c’est peut-être le seul reproche que l’on pourrait faire. Car le trio donne tout, c’est énergique et massif. Du grand art.

Castle Rat (Bruce Dickinscène)

Alors là on tombe dans le mystique.
Oui on savait où on allait. Ouais on savait que ça allait être bien sous cette tente.
Il y a du monde, on est bien placé. Le show commence.
Et comment décrire cette heure de concert ?
On est transporté ailleurs. La musique enchante, la scénographie se met doucement en place.
Et je ne dévoilerai rien dans ces mots.
Juste que l’on est dans une sorte de secte, totalement happés par le mélange de kitsch, de mystique et de doom-epique.
Une fin grandiose, une montée transcendantale qui nous laisse dans un autre monde.
Et dire qu’on est aux débuts de ce groupe, dont la hype ne cesse de grandir, certes … Hâte de voir la suite et surtout de les revoir dans d’aussi bonnes conditions (on y travaille … )
On tient là une prestation qui entre direct dans le top 3 et, qui sait ce que mon verdict final annoncera ?

Voivod (Massey Ferguscène)

J’ai eu une période fan de Negatron et Phobos, qui ne sont pas les albums qui représentent le mieux ce groupe.
Et le reste ne me parle pas trop et c’est ce qu’ils jouent ce jour. Donc je passe mon chemin. Faudrait que je me replonge dans ces deux merveilleux albums des années 90’s.

Monkeys On Mars (Bruce Dickinscène)

La rumeur se voulait insistante en disant que MoM ferait un show avec ses morceaux, et des nouveaux créés à la demande du festival.
Au final, on a Mars Red Sky où Monkey3 vient s’inscruster, puis du Monkeys on Mars, et Monkey3 où Mars Red Sky vient s’inscruster.
Et ça reste beau, grandiose. Même si on sent qu’ils sont toujours dans une certaine retenue et qu’on aimerait qu’ils se lâchent davantage lorsqu’ils sont tous ensemble. Mais ça ne doit clairement pas être aussi simple au vu du talent de tous ces musiciens, et du contrôle qu’ils ont sur leur propre musique …
Très bon moment tout de même.

Deafheaven (Massey Ferguscène)

Je passe rapidement devant, et ça sent vraiment pas mal du tout, mais je ne suis pas dans le bon « mood » pour m’attaquer à ça à cet instant précis.
C’est que parfois, ce n’est pas si simple d’enchainer les concerts et les ambiances différentes …

Nervosa (Supositor Stage)

Un petit tour et ça envoie du lourd, bien entendu. Ils tiennent bien leur Main Stage, un beau remplacement de quasi dernière minute de Vader. C’est efficace. Ca fait plaisir de les voir là, avec cette énergie.

Judas Priest (Dave Mustage)

J’en vois une demi heure de show, le temps de constater que le groupe envoie ce qu’il sait faire : une bonne grosse dose de Heavy Metal comme on aime.
Bien sûr des classiques un peu partout. Bien sûr une foule immense qui vient là soit en fan, soit en curieux.
Rob Halford, toujours classieux, chante plutôt pas mal encore. Mieux qu’il y a quelques années j’ai l’impression.
(je suis en train de lire sa biographie, que je recommande chaudement … grands moments !)
Un show avec des écrans en fond, bien maitrisé.
Bon je ne reste pas l’entièreté, j’en ai vu une petite dose, comme souhaité.

Coltaine (Bruce Dickinscène)

Je ne connaissais pas et c’est intéressant. La tente est plutôt clairsemée.
La chanteuse assure, mais chouine beaucoup. Alors ça rend plutôt bien etc… mais je sais que je ne supporterai pas de les voir plusieurs fois en live. Par contre sa voix saturée est très bien, mieux que sa voix naturelle … surprenamment.
Bref bonne surprise, ça emmène en voyage, c’est intéressant.

Shaârghot (Massey Ferguscène)

La tente est très remplie pour accueillir le groupe, qui n’y va pas par 4 chemins. Ca tabasse d’emblée et pendant tout le concert, malgré l’heure tardive, pour un dernier jour de fest, ils donnent tout et le public répond assez bien. Bonne ambiance, et folie martiale sur scène. Comme d’habitude.
Très bon, mais un poil trop linéaire quand même, mais on ne peut pas trop reprocher grand chose. C’est efficace et direct et c’est ce qu’on est venu chercher et qu’on a eu !

Arch Enemy (Dave Mustage)

Je voulais voir la toute nouvelle chanteuse, de loin. Afin de jauger rapidement.
C’est Lauren Hart, qui chantait il y a quelques années dans le groupe du guitariste de Machine Head, Logan Mader, Once Human. Et déjà à l’époque, sa voix était proche d’Arch Enemy. Autant dire que le taf est rempli. Ca envoie, les gimmicks sont très souvent les mêmes, ce qui peut être fatiguant à la longue (ça m’a déjà interpellé au bout de 20 minutes … ).
A voir comment le groupe va évoluer et ce qu’ils vont créer, en tous cas ils savent tenir cette Main Stage pour clôturer comme il faut le festival. Bon choix, très bonne prestation même si je n’en vois qu’une petite partie (et pas spécialement envie d’en voir bien plus, j’ai eu quelques hits, merci ça me suffit).

Conclusion :

Alors oui, 4 jours de festival, c’est éreintant. L’organisme prend cher.
Mais au final, l’après festival est peut-être pire encore. On met quelques jours à s’en remettre.
Il y a eu pas mal de très bons concerts, énormément de bons moments …

Comme à chaque festival, on a raté tellement de groupes, on aurait voulu en faire tellement plus, mais il faut aussi manger, boire, aller au merch, passer du temps avec les potes etc… Donc au final, c’est un bon mix de tout ça.

Bon cru que cette édition 2026 !

L’organisation du festival a été impeccable, au vu d’un festivalier lambda.
On retrouve une fois de plus « ce bon vieux Hellfest », celui du début des années ’10, qui est cher à bon nombre de metalleux. Bah le Motoc c’est ça maintenant.
En espérant que le festival continue sur les bons rails et « n’aille pas trop loin ».

En tous cas merci le Motoc pour ce festival, merci à tous les bénévoles, comme toujours !

Difficile de faire un best-of, car tous les concerts ont été bien cools.
Mais dans l’excellence ou le marquant, que ce soit pour la prestation du groupe ou l’ambiance dans laquelle on était (donc ressenti très personnel mais c’est ainsi), on notera :

 

TOP 5 (sans ordre)

  • Master Boot Record (Bruce Dickinscène)
  • Primus (Dave Mustage)
  • Castle Rat (Bruce Dickinscène)
  • Nevermore (Supositor Stage)
  • Sierra Veins (Massey Ferguscène)

EXCELLENT

  • Fauxx (Bruce Dickinscène)
  • Coroner (Supositor Stage)
  • Lord Of The Lost (Dave Mustage)
  • Mass Hysteria (Dave Mustage)
  • Darkened Nocturn Slughtercult (Supositor Stage)
  • Slift (Massey Ferguscène)
  • Mooder (Bruce Dickinscène)
  • Eyes (Massey Ferguscène)
  • Pain Magazine (Massey Ferguscène)
  • Wormsand (Bruce Dickinscène)
  • Monkeys On Mars (Bruce Dickinscène)
  • Shaârghot (Massey Ferguscène)