16ème édition de ce festival, auquel je me rends pour la première fois. Ayant délaissé le Hellfest après 2016, je retente un festival open-air.
Sur le site des Vieilles Charrues, l’espace est bien là. Le festival a bougé plusieurs fois depuis ses débuts, et c’est la seconde édition sur ce site.
Spacieux, agréable. On retrouve beaucoup de choses qui nous plaisaient dans les premiers Hellfest. Une taille agréable, on peut voir les concerts sans se battre pour attraper une place pour voir quelque chose, on attend pas pour chaque chose que l’on veut faire.
Oui on peut aussi trouver des points négatifs, mais je n’ai pas envie d’en parler car il y en a vraiment très peu et c’est plutôt du pinaillage qu’autre chose. (Ah si, le sol est assez instable, des bosses et trous un peu partout, ce qui peut s’avérer compliqué …. cf la suite du report, mais surtout pour les personnes en chaises roulantes par exemple).
Une météo parfaite. Même si annoncé des chaleurs extrêmes etc …. on a eu un temps chaud mais pas trop, une fraicheur la nuit, pas de pluie … bref conditions idéales pour un fest, en Bretagne, au mois d’Août.
Alors passons un peu à ce que j’ai pu voir. La programmation étant variée, dans plein de styles, il y en a pour tout le monde, y a qu’à piocher et kiffer. Alors, comme tout report, celui-ci est le mien, avec mon ressenti sur le moment. Rien d’autre. (et surtout pour tenter de garder un souvenir à tout jamais de cette édition )
Jeudi 14 Août
Arrivés au fest le mercredi en fin d’aprem, les retrouvailles entre potes engendrent l’incontournable gueule de bois carabinée du jeudi matin. Donc démarrage de fest compliqué, habituel, « gérable », on est en terrain connu, mais les batteries sont déjà bien entamées alors même que le moindre son n’a pas encore fuité.
Allez, on s’en fout de ta life, les concerts!!!!
Dogma : que je vois de loin en passant, puis sur les gradins VIP, d’en haut pour profiter de la vue du monde présent sur le site. Beau décorum, tenues de scène et une musique qui semble pas trop mal. Je ne connaissais pas… à découvrir .. 100% féminin, occulte.
Versatile : je connaissais assez peu mais un style musical qui a tout pour me plaire sur le papier car on est dans le black industriel. Et force est de constater que même en plein jour sur une mainstage, ils arrivent à poser leur ambiance malsaine au poil. Avec force show où les mecs tapent sur des caisses claires avec du feu qui éclate à chaque coup. Même en plein jour. C’est la classe, c’est pertinent, puissant. A revoir dans une bonne salle pour avoir tout le show en pleine tête. Un parfait démarrage.
Helldebert : Présence relativement surprenante de ce groupe » d’Aldebert qui fait du metal pour les enfants ». Je connais l’album par cœur, déjà vu le show, donc je pourrais dire aucune surprise pour moi. Des morceaux carrés, rock metal mainstream, qui passe très bien et procure de la joie et du fun aux parents et surtout aux enfants présents en masse. Il y aurait même eu un « Wall of Kids » … si je peux trouver une vidéo de ça, ça doit être trop choupinou
Un petit best of de l’album, avec 2 morceaux de son répertoire Aldeberien revisité au format plus rock/metal. Ça passe très bien forcément, surtout pour tous ceux venus avec des enfants, ou bien les parents qui enquillent les dizaines (centaines) d’écoutes de l’album .. pour les autres, je les laisse seul juge
Mention particulière à Max Cavalera qui est sur le festival et qui vient interpréter son passage avec Helldebert, qui ne sera pas peu ému de tout cela. Parfait
Year Of No Light : Je suis assez fan du groupe. Difficile d’en parler même, quand on sait qu’ils ont un album, Ausserwelt, qui je classe dans mon top je ne sais combien, des meilleurs albums. A chaque concert, c’est un voyage. Ici, dans la tente, c’est tout simplement une grosse claque. On le savait, on s’y attend, on se la prend. Un son aux ptits oignons, une perf nickelle, bref un show dont on ne ressort pas indemne … planant, trippant … bref après ça on pouvait même terminer la journée autour d’une table à boire des coups et cela aurait juste été parfait.
Un des concerts du fest bien sûr.
Nailbomb : Là aussi on parle d’un groupe qui a sorti un des meilleurs albums ever. Leur seul album d’ailleurs. 1994. Voir la formation faire des concerts 30 ans plus tard … no comment.
Par contre oui je vais commenter le live. Max a ramené des musiciens, je ne saurai dire qui c’était mais de loin ça rassemblait à une répète familiale, allez on embarque tout le monde, balance ce que tu sais faire et on verra.
On a vu, mais surtout entendu. Un global brouillon punk teinté hardcore qui balance sans réfléchir, autour de quelques samples … à l’exact opposé de mon avis sur l’album qui est une pépite metal indus thrash hardcore. Donc malgré mon plaisir de les voir, une déception assez grande … mon cerveau s’efforcera d’effacer cette expérience, et de ne garder que l’album en tête quand je citerai le nom du groupe.
Donc la palme du meilleur pire concert du fest.
Witchcraft : j’y passe écouter quelques morceaux, ayant déjà vu le groupe par le passé (2008 et 2013), mais je ne rentre pas du tout dans le concert, voire même je somnole, donc je finis par zapper .. Ca semblait bien chill/tranquille, le trio assurant mais il me faut de l’énergie.
Mogwai : Et ce n’est pas de l’énergie que voilà, mais j’y vois les deux derniers morceaux de ce groupe qui ne m’a jamais interpelé, sur lequel je ne me suis jamais attardé. Et finalement très bon light show, scène, et morceau qui va très bien. Ca fait voyager, tout est là pour attraper l’auditeur et boum voyage gratuit. Beau. Va donc falloir que j’aille explorer ça …
20 secondes de Kataklysm. Pas possible. Batterie ultra trigguée dégueulasse. Hallucinant. Pas possible pour moi à ce point-là.
Magma : de loin en dehors de la tente. Jazz trippant, les fans (dont je ne suis pas) sont ravis. 10 personnes sur scène. C’est « respectueusement beau », rempli de talent … jazz quoi. Top de pouvoir faire jouer un tel groupe même si ce n’est pas ma came.
Diiv : il fait assez froid ce soir, surtout quand on ne s’est pas trop équipé. Tant pis, on grelotte mais on profitera quand même de ce magnifique show de Diiv. Groupe auquel je n’avais jusque-là pas du tout accroché sur album, ce qui explique ma présence contradictoire au concert. Ça aurait pu être 2 min si c’était mauvais, mais non je suis resté tout le concert, 1H10, gros concert qu’ils nous ont offert, avec maintes vidéos interludes, parfois pertinentes, parfois hallucinantes, ou bien militantes (Death to America !).
A noter que sur la plupart des morceaux, les paroles sont sur l’écran .. permettant de suivre et d’aller plus intimement dans la compréhension des morceaux, ce qui est une magnifique mise en scène.
On se fait donc happer par ce shoegaze, on voyage, et ça en fait une des grosses surprises de ce festival.
Samael :
J’ai pu être très fan du groupe, je le suis encore de mes albums favoris, mais là, y a des samples ou parties un peu changées, le son est sur-saturé en basses inutiles. Et on n’arrive donc pas à rentrer dans le trip comme on devrait. Certes sur mainstage, mais de nuit ça aurait dû faire le job. Mais il fait aussi vraiment froid en même temps …. donc ce que j’imaginais et qui aurait dû être un gros concert se révèle une petite déception. Deux dans la même journée. Il n’y en aura pas d’autres ..
Vendredi 15 Août
Allez, c’est reparti, tardivement certes, mais c’est ainsi
Benighted : Pour ceux qui en doutaient, les voilà qui remettent les pendules à l’heure, une fois de plus. Hallucinant de puissance, d’efficacité. Ce brutal death au ciseau tranche littéralement dans la chair des festivaliers, qui circle-pit à tout va, déclenchant des hordes de poussières démoniaques. Les poumons s’en rappellent encore. Les oreilles aussi. Parfait.
Five The Hierophant : Le saxophone ? J’en suis devenu allergique à force de le voir dans pléthore de groupes … même si souvent bien utilisé certes, je n’en peux plus. Arrêtez.
Sauf dans FTH donc. Car ici, une base sonore, un mur même, s’érige pour accompagner les doux délires du sax qui pour le coup, passe très bien. Etonnamment. Le groupe rend donc là une copie parfaite sous la tente, avec un excellent son une fois de plus. Parfait.
Heriot : je suis le mouvement des potes et je me retrouve à découvrir ce groupe que je ne connaissais pas. Enfin, que j’avais écouté sans jamais avoir accroché. Donc découverte du rendu live et c’est tout bonnement excellent. La chanteuse balance une pure voix, qui m’interpelle, avec du riffing parfait derrière, une excellente énergie, et finalement un set qui passe parfaitement, en nous baffant comme il faut, c’est tout ce qu’on aime. Très belle découverte sur laquelle il va falloir que je me repenche !
Alors là …. DRAME.
Pour des raisons d’une violence extrême, il s’avère que je me retrouve avec une belle entorse.
Alors le report musical va partir dans une autre dimension …
Tout d’abord les urgences : je dois dire que tout le monde s’est super bien occupé de moi, rapidement, efficacement. Ça rassure de voir que les urgences sont réactives et très bien organisées.
Merci encore, on ne les cite jamais assez, alors qu’ils sauvent et atténuent bien des cas !
Du coup, le festival continue (j’ai demandé à ce qu’ils mettent tout sur pause, mais apparemment, mon cas n’a pas été entendu).
Mais ça sera beaucoup plus lentement. BEAUCOUP.
Le plus chiant étant bien sur les déplacements d’une scène à l’autre. Et là on peut parler du sol rocailleux, troué, bossu et j’en passe. Surtout pendant la soirée/nuit. Mais voilà, marcher à 0,5 km/h , c’est possible dans ce fest. Cela ne l’aurait pas vraiment été au Hellfest ou si la blessure avait été plus lourde.
Lacuna Coil : que je vois de loin, un peu trop à mon grand regret, mais je ne vais pas aller me frotter à la foule tout de suite dans cet état-là, faut que je me remette des émotions. Bons morceaux, avec en sus la reprise de Depeche Mode. Agréable en tous cas.
Solstafir : j’appelle ce groupe « le groupe qu’on aimerait détester mais qu’on ne peut pas ». Surtout si on a apprécié le groupe à un moment donné bien entendu. Car les albums se suivent, les attitudes sont souvent en mode « poseurs »…. Et l’attitude global fait qu’on se dit que … on aimerait les détester. Mais à chaque concert ils arrivent à te rattraper et te faire t’envoler dans des contrées bien loin là-bas … faut dire qu’ils sont islandais, et que la musique est donc dans leurs gênes (400 000 habitants et mon estimation au ptit doigt levé et surtout au ressenti c’est 100 000 musiciens dont la moitié d’excellents).
Bref, sous la tente, excellent son, belle setlist et des lumières en contre-jour, on voyage, on se laisse porter (au figuré hein .. on va éviter de trop cumuler les conneries merci).
Bref très beau set, mais on s’y attendait !!
Dimmu Borgir : Je les attendais. Pas que j’en attende grand-chose en 2025 après les avoir aimé depuis si longtemps, mais faut dire que leur actualité et les dernières années ne sont pas en leur faveur. Oui mais ça c’était avant de savoir qu’ils étaient en tête d’affiche (ou presque) de cette journée de fest. Et là les espoirs sont revenus de pouvoir assister à un pur concert/show de leur part, à nouveau.
Oui mais. Mais je ne sais pas comment dire, la sauce prend mais ne fait pas de miracle non plus. On se retrouve donc là avec un bon concert, une selist variée puisant un peu partout, un décorum comme il faut, tout est là. La magie ultime non. Un petit plaisir de les voir tout de même ..
Forbidden : On en voit les 20 dernières minutes. Je n’ai jamais vraiment accroché au groupe et là en live, en attendant le dernier groupe du jour, c’est long poussif et passablement chiant, alors même que c’est très bien exécuté, carré, incisif, mais … ce n’est fait que pour ceux qui ont connu et apprécié dans leur époque de gloire. On en est loin, et les nouveaux fans ne doivent pas être légions.
Carpenter Brut : Le groupe commence à 1H25, ce qui fait tout de même bien tard. Eh oui les metalleux ne sont pas les fans d’electro, deux mondes, deux ambiances … Là on est rincés, exténués, et certains ne tiennent presque plus debout (pour ma part si, mais je ne sais même pas trop comment à vrai dire).
Bref CB arrive, et comme d’hab, une batterie, une guitare, et l’homme à l’origine de tout derrière les claviers.
Je ne tiens vraiment que 4 ou 5 morceaux, pas plus. Disons que je suis fan de la Trilogy, moins du reste. Et que cette fois, ça a du mal à me parler ….
Enormément de monde, une des prestations les plus remplies du festival, hallucinant et tant mieux pour eux (on est loin du Batofar .. )
On écoute donc sur le chemin du retour, avec un final sur Maniac. Sympa sans plus cette fois.
Samedi 16 Août
Loudblast : ils fêtent encore leurs 40 ans de service à la France. Au death et metal extrême pour la France plus précisément. Loudblast fait du Loudblast et le fait toujours aussi bien, même mieux peut-être ? En tous cas efficace, direct et ça colle une douce baffe une fois de plus. On prend. Avec grand plaisir.
Je passe ensuite un peu de temps pour ma première signing-session, suivant des amis et enfants. Les rencontres avec artistes ne sont pas ma came … mais là Loudblast distribuera un magnifique livret pour cette fête des 40 ans, indispensable !! Merci
Pelican : ils délivrent un excellent set au son une fois de plus idéal dans cette tente. On se laisse une nouvelle fois porter par leur musique. J’avais pu les voir de nombreuses fois à l’époque, mais la dernière c’était il y a 9 ans déjà et j’ai un peu lâché …. mais avec un tel show d’une si belle intensité … on a envie de s’y remettre et les revoir au plus vite ! Jolie remontée dans mon estime (et ce n’est pas rien , lol)
Slope : Bon, j’en parle toujours, encore et encore, de ce groupe. Tout bonnement EXCELLENT sur album, et EXCELLENT en live également. Du groove, du crossover, des baffes dans la tronche, par ces allemands, on en reprend volontiers n’importe quand. Si je dois les faire passer dans mon garage, allons-y … !! Une tête d’affiche en 2030. D’ici là, allez les voir autant que possible !! Un niveau technique de tous les zicos tout bonnement hallucinant. Rien que ça.
Extreme : Gary Cherone & Nuno Bettencourt reviennent nous donner une leçon venue tout droit des 90’s, en commençant leur set avec un somptueux backdrop et morceaux de Pornograffitti. Aux anges je suis. Belle énergie du chanteur, un guitariste impressionnant de technique. Que dire ? C’est de la dentelle. Avec un « More Than Words » aussi calme, que duo, qu’émouvant, forcément.
Oui j’ai déjà pu voir le groupe en live au Hellfest, 2014 … et dire que je ne m’en souvenais même plus, d’où l’intérêt de prendre quelques notes comme celles-ci tiens ..
Je dois zapper quelques morceaux, les déplacements me sont longs, je suis déjà content de pouvoir survivre un peu à tout ça … mais je dois écourter des sets si je veux être placé correctement, avec les potes etc …
Donc en passant j’entends Les Wampas de loin … Quel kiff aussi. Tout comme Extreme, ils ont bercé mes jeunes années, dans des styles diamétralement opposés. Je suis certain que ça devait être fou … mais bientôt la tournée alors je ne m’inquiète pas … « Didier Wampas est le roi », et puis c’est tout !
Envy : Il y en a du monde pour ce concert. Ça déborde de partout. Et c’est mérité, aucun doute. Sous cette tente va donc avoir lieu ce très beau et intense concert d’Envy, une fois de plus. J’avais pu les voir au Hellfest en 2008 et 2015 … là j’apprécie bien mieux le set. On se laisse emporter …
Alors c’est sûr que ça va assez vite dans l’explosion, mais ensuite l’intensité est variée au fil des morceaux … Toujours un très beau moment, mais j’aimerais pouvoir les revoir avec peu de monde histoire de profiter à fond ..
Snot : Alors j’attendais ce groupe de pied ferme (oui car il ne m’en reste plus qu’un, hein .. suivez un peu!), étant un des noms qui m’a décidé à me faire venir au festival. Alors … nouveau chanteur, Andy Knapp. Qui sort de nulle part. Et qui a une putain d’énergie de malade. Je sais pas ce qu’il prend, mais je veux la recette. Il bouge partout, mais surtout il est parfait à la voix et en lead scéniqement. De A à Z, il remplit le contrat de manière totalement hallucinante, parfaite et survoltée. Oui mais. Il n’est pas seul. Car le batteur est un fou. Précis, implacable et efficace lui aussi. Il balance et fait mal. Alors que les gratteux et bassiste assènent les riffs et finissent par mettre tout le monde d’accord.
Oui ce set sera dans le top 5 de beaucoup …
Alors là où j’ai passé plusieurs mois à attendre ce concert, et jours à dire que j’étais super heureux de ma première fois (de ce groupe, bien sûr), il s’avère, après avoir relu mes notes, comme quoi ça sert … que je les ai donc vu sur une excellente date à la Maroquinerie en 2015 et ensuite au Hellfest, Warzone en 2015. Ma mémoire me fait défaut !!
Cult Of Luna : Un groupe bien attendu … sous la tente, qui déborde une nouvelle fois. Le groupe ne fait pas dans la demi-mesure et balance d’emblée un morceau qui porte tout le monde. Ensuite la setlist ne sera pas égale, des choses un peu plus « dispensables » etc …. Du fait de la fatigue et de mon état, je me dois donc d’arrêter à mi-chemin mon 10ème concert du groupe (où le plus fou et génial est et restera probablement le Roadburn’08)
Donc fin de la journée, et un « méga slow retour » sur le son de Kap Bambino, que je ne comprends absolument pas. Pas ma came, je découvre et je trouve ça affreux. Va donc falloir que j’écoute sur album (merci les contradictions .. )
Allez, un peu de « repos » pour les guerriers ..
Dimanche 17 Août
Encore une journée qui sera volontairement écourtée sur le site du fest, car avec une seule cheville, ce n’est pas simple de faire plus de 13 000 pas …
Cobra The Impaler : T’as pas eu Mastodon à ton fest ? Appelle donc ce groupe. Alors oui, bien sûr la ressemblance est ultra frappante, mais ce qui est fort, c’est qu’on n’en veut pas à ces belges, car ils le font bien et fort bien même. Son nickel, les morceaux alambiqués (forcément, je dois à nouveau vous rappeler la réf ?), le chanteur assure, bref c’est la première fois que je les vois en live, après avoir bien écouté leurs albums et ce serait top de les voir en salle un de ces quatre.
King Buffalo : je suis bien fan de ce groupe et ça fait toujours très plaisir de les voir. Le psyché stoner fait voyager, c’est du tout bon, y a rien à jeter. Merci
Gost : J’avais pu déjà les voir il y a quelques mois sur l’affiche avec Zetra et Health. Cette fois, ils amènent le concert un peu plus haut encore, difficilement descriptible .. dark synth horror electro presque metal ? C’est malsain c’est cool … y a tout là-dedans. Très synthétique tout ça, mais ça passe, sous la tente, même si l’heure n’est pas assez tardive …
Fear Factory : Tout le monde est parti sauf Dino Cazares. Même si lui aussi était parti du groupe pendant quelques années à un moment donné, mais ce groupe est un joyeux bordel au niveau RH.
Milo Silvestro a été recruté en lieu et place de Burton. J’avais pu constater, il y a presque deux ans, que le bougre s’en sortait terriblement bien .. le groupe avait ENFIN une voix claire en live qui rendait hommage à celle que l’on connaissait sur album.
Cette fois, bien sûr vocalement, c’est la même chose. Par contre au niveau setlist, on a le droit à des morceaux de Demanufacture et Obsolete et c’est tout. Parfait donc. Avec un magnifique backdrop Demanufacture, il n’en faut pas plus pour dire qu’on voit là un des meilleurs concerts du groupe qu’on ait pu faire .. (et ça doit être mon dixième .. ). Parfait de bout en bout. Ma voix a toujours du mal à s’en remettre
Primordial : Dur de redescendre du concert précédent, et surtout, dur de passer sur une mainstage en plein soleil pour un tel groupe qui demande une salle en toute intimité et ambiance. Mais le chanteur arrive quand même à attraper son monde et lui asséner ses contes tout droit venus d’Irlande, sa terre natale. Du mal à accrocher quand même pour ma part, mais j’ai bien envie de les revoir une nouvelle fois (allez, à la Loco comme en 2008 ? Chiche)
Monolord : on va en voir quelques morceaux, d’un peu loin, tranquille, et on se prend le fameux et meilleur morceau du groupe Empress Rising, en pleine tronche, parfait …. peut-être eusse-t-il été idéal de monter le son et d’avoir les entrailles vibrantes en même temps mais pour ça, faut retourner en salle (le groupe est maintes fois passé au Glazart .. )
Bonne prestation … un plaisir.
On se balade, on voit Harakiri For The Sky qui plait à beaucoup, qui ne m’a jamais vraiment attiré… et là, je n’entre pas dans le concert, malheureusement…. Et Suffocation est beaucoup trop loin pour ma patte. Dommage.
Candlemass : sur cette jolie petite scène extérieure, le groupe nous balance son heavy doom de très bonne facture. C’est que ça joue vraiment bien. Certes la voix heavy, faut s’y faire et tout le monde ne rentre pas dedans facilement. Un peu du mal ce jour pour ma part, fatigué etc … et je n’ai pas révisé le groupe récemment. Assez souvent ratés, je ne les ai vu qu’une seule fois dans de bonnes conditions et le concert était top, un vieux Hellfest.. Bref ..
The Bloody Beetroots : la tente est assez bien remplie, on reste dehors mais à bonne distance pour tenter d’en profiter, mais en à peine 2 ou 3 morceaux, je capitule. Pas possible pour moi là. Au Rock en Seine en 2013 c’était un semblant de groupe avec le mec aux samples + batteur + guitare. Là il est seul à ambiancer la tente, qui répond à priori parfaitement. Il semblerait que le concert ait été très bien.
J’ai trouvé ça juste affreux. Mal placé, pas le bon moment ou que sais-je … quand ça veut pas, ça veut pas.
On zappe donc pour aller voir ..
Kanonenfieber : qui est étrangement très bien placé sur une mainstage. Et le show est bien monté. On est dans les tranchées de la première guerre mondiale, il y a du feu, ce sont des Allemands, bref, y a tout un décorum adéquat pour apprécier le show. Du monde présent, je serai donc sur les côtés, moins simple de rentrer dans le trip .. mais bon moment de qualité, et ils ont gagné des fans par dizaines. Bien joué.
Machine Head : Oui le groupe est présent et bien présent encore actuellement. Malgré un album assez merdique et insipide. Je suis certain que si Robb l’écoutait il dirait la même chose.
Cependant quand la setlist va taper sur les bons morceaux, tout est rodé et parfait. Quand ce sont des morceaux moyens, ça peut être un peu long par moments.
Mais grosse mise en scène avec backdrop vidéo, des marteaux géants (Ten Ton Hammer), des dés géants avec le logo du groupe, des paillettes, des feux d’artifices etc … c’est grandiloquent, mais pourquoi se priverait-il ?
Le public est présent en masse, comme des sardines, alors qu’il y avait un coin de paradis bien placé et que je ne mentionnerai plus (mais gardez le SVP !! )
Donc un bon concert, setlist variable, des musiciens au top comme toujours, et un Robb toujours aussi investi et heureux d’être là . Même à la fin, après tout ça, il reste sur scène à continuer de remercier les gens pendant 5 minutes. On peut ne pas l’apprécier mais on ne peut pas lui reprocher son implication sans faille.
Et voilà, c’est la fin. Déjà. 4 jours ça passe bien trop vite au final. Enfin, je vais aller pouvoir me faire soigner normalement ..
J’ai oublié de parler de tant de choses … mais c’est déjà pas mal
Un bon ptit fest, sur lequel je n’attendais finalement pas grand-chose au global, ni en groupes … car pas d’exclu réelle, mais un plaisir de revoir tous ces groupes que j’apprécie, bien entendu.
Et puis aussi et surtout un weekend avec tous les potes, sur du bon son, que demander de plus ?
Allez, on tente un best of ?
Top des découvertes :
VERSATILE
HERIOT
DIIV
Top des pas découvertes :
SLOPE
SNOT
YEAR OF NO LIGHT
FEAR FACTORY
Voilà mon rapide compte rendu, pas beaucoup d’infos, mais beaucoup de blabla, pour un fest que je retiendrai pour sa globalité. Merci à tou.te.s les potes pour leur soutien, bienveillance et conneries sans fin. Ce fut beau, ce fut grandiose et mémorable.
Ces 4 jours sont passés à la vitesse d’une étoile filante…..