Fu Manchu @ Maroquinerie (Paris), le 9 Octobre 2016

Soirée avec de nombreux concerts dans la capitale. Certains seront allés s’amuser sur Steel Panther, chacun ses goûts, personnellement, j’ai du rater quelque chose car je n’ai jamais été attiré par le groupe.
D’autres, et c’est plus le style musical qui nous intéresse particulièrement, seront allés s’éclater devant Torche et Red Fang.
Car oui, cette double affiche au même moment aurait pu être regroupée au sein d’un même seul concert. Si les trois groupes avaient pu avoir le même temps de jeu avec une salle réunissant les deux publics, on aurait pu remplir une salle de type Elysée Montmartre. Tiens ça vient de rouvrir ses portes, c’eût été une bonne idée.
Mais cela n’a jamais été le cas, ni même dans les plus obscures rumeurs.
Du coup la Maroquinerie se retrouve bondée à un point où on se demande si cela respecte les normes de sécurité soit dit en passant. J’imagine que oui, mais je n’aimerais pas voir un mouvement de foule lorsqu’il y a autant de monde dans cette salle.
Au vu de l’affluence énorme, et de la non-connaissance de la première partie, on les zappe purement et simplement. Pour pouvoir consacrer notre énergie et enthousiasme aux héros du jour.

Fu Manchu

Car oui, le groupe passe relativement souvent maintenant, mais ne cesse de fédérer de plus en plus de fans.
Après un passage remarqué au Hellfest dernier, et des tournées dédiées à différents albums, aujourd’hui, honneur est fait à l’album « King Of The Road ». Qui est donc joué intégralement.
Le son est très bon, la fuzz est branchée, les musiciens arrivent tranquillement à lancer l’ambiance qui se chauffe de morceau en morceau. Avec les premiers morceaux de cet album, ce n’est pas très compliqué.
Ensuite, je sais qu’en général, les morceaux n°4 sont importants et ce sont souvent d’excellents morceaux. Cependant, à l’intro, je ne reconnais pas vraiment, ou je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête, mais comme il fallait aller ravitailler en boissons, je m’en suis chargé à ce moment là. Quelle idée…. car oui, c’est bien le titre éponyme de l’album qui est joué. Et donc j’entends les dernières notes au moment où je m’empare des bières au bar extérieur de la salle.
Bon… heureusement que c’est un titre que j’ai eu l’occasion d’entendre souvent en live. Donc pas de mal, mais quand le morceau résonne dans ta tête, longtemps avant et après le concert et que tu le rates, tu sens un gros fail t’envahir.
Ce détail mis à part, le concert est juste énorme. Le chanteur, comme à son habitude est bien déchaîné. C’est rigolo, mais en le regardant, on voit un ado de 20 ans qui kiffe la vie et sa zique, qui aurait bien vieilli depuis, mais il a une sorte de tête de jeune.
Il est vrai que lorsqu’on écoute ces morceaux, on a envie de monter sur un skate et de s’amuser. Du stoner-skate, ouais.
Après l’album, on a droit à quelques autres morceaux, et ça démarre directement avec un joli Godzilla tiré en longueur.
Le reste du concert est à ce niveau: du pure plaisir à chaque instant. Et toute la salle est aux anges, tout simplement.
Une heure trente de concert, je ne trouve pas de point négatif. Rien à dire. Sauf « A la prochaine ». Comme d’habitude depuis un bon moment déjà …