Deftones @ Trianon (Paris), le 15 Décembre 2010

(le flyer ci-dessus dit 13 Décembre, mais j’étais bien là le 15)

Deftones est de retour en 2010. Pourquoi aller voir une date live de Deftones, groupe pour lequel je pourrai discuter pendant au moins une heure de manière négative étant donné les concerts sans vie qu’ils ont pu donner, les vidéos live horribles où Chino chante horriblement, Chino qui a eu une période où il grossissait à vue d’oeil, cheveux gras, look horrible, mais aussi les albums qui ont du mal à m’interpeller sur la longueur, bref le groupe a quand même une assez mauvaise image dans mon esprit.
J’ai pu les entrevoir rapidement au Hellfest, mais bon .. pas vraiment d’avis sur les 2 titres aperçus.

Le dernier album a été écouté de nombreuses fois, au début je ne l’aimais pas, mais je voulais vraiment analyser le « pourquoi du comment », et au fur et à mesure des écoutes, les subtilités et l’énergie latente se sont découvertes. Actuellement j’apprécie particulièrement cet album, un de mes préférés avec les 2 premiers du groupe.

Bref, pour le live, je voulais donner une dernière chance au groupe, j’achète donc une place (pas donnée .. ) et me voila quelques semaines plus tard dans la salle.

Qu’en est-il ?

Tout d’abord je zappe la première partie, qui jouera apparemment très peu !
La salle est vraiment jolie, faisant penser à un Casino de Paris, ou un Olympia sans le sol incliné (dommage).

Bref Deftones arrive, on est au milieu de la fosse, le son est vraiment pas mal, par contre il ne faut pas oublier les boules-quiès étant donné le niveau des aigus assez prononcé (guitare par ex .. )

Le show démarre fort bien avec pas mal de morceaux issus d’Around The Fur, qui sont toujours déclencheur de folie lors des concerts du groupe.
Le public, plus si jeune que cela (assez marrant de voir l’évolution du public au fil des années sur ce genre de groupe!), bouge dans tous les sens, et c’est parfois un peu contraignant d’être au milieu.

Au bout de quelques bons morceaux, une envie naturelle se faisant ressentir fortement (merci les bières), je dois m’éclipser pour assouvir ce besoin naturel, dans des toilettes assez classieuses (pas habitué à des chiottes classes dans les concerts habituels.. ) que certains auront redécoré suite à des estomacs ne supportant pas les excés (ah bah finalement il n’y a pas que les petits jeunes qui ne supportent pas l’alcool !)

Bref, je continue le concert sur les côtés de la foule, mais problème. On se trouve en dessous des gradins, donc le plafond est réduit à ces endroits là, et le son est assez affreux !
D’autant que le groupe entame ce que j’apprécie le moins chez eux, les morceaux calmes, plats et sans intérêts. Quelques morceaux du nouvel album au milieu mais cela n’arrivera pas à relancer mon intérêt.

Donc pause au bar, lointain, pour attendre des morceaux qui valent le coup de se rapprocher.
Vient ensuite un mix de morceaux issus du meilleur album du groupe, Adrenaline. Excellent, une bonne énergie, la foule répond encore une fois très bien, le son reste mauvais sur les côtés …

Pour le tout dernier morceau, un guest assez inutile (qui ne fera qu’hurler .. bref, rien de sensass disons-le), dont beaucoup de fans de Deftones doivent encore se demander qui c’était. Eh bien tout simplement le chanteur de Papa Roach, eh oui. Deux groupes pas forcément très proches musicalement, et surtout Papa Roach n’a jamais eu un succès conséquent en France !

Bref au final, qu’en conclure ?
Que j’aime Deftones, mais vraiment sur les morceaux bien rock/métal, et que dès qu’ils se calment, cela m’insupporte !
Certes le groupe a plusieurs flèches à son arc, c’est difficile de lui en enlever (et cela n’a aucun intérêt), mais bon .. je suis assez preneur d’un concert basé sur les morceaux « métal » au sens large.

En tous cas, les fans ont du vraiment apprécier, car le concert fut bon, le son dans la fosse était bon, le chanteur assurait bien et bougeait partout (d’ailleurs il a retrouvé une ligne normale, ce qui est hallucinant !)

Mais c’est décidé, ce sera mon dernier concert payant de Deftones, à moins d’un évènement spécial !